retournerOinos au miel et aux épices d'Orient (vin mêlé)
Oinos au miel et aux épices d'Orient (vin mêlé)
Pourquoi ce plat ? Au symposion, jamais on ne buvait le vin pur — c'eût été barbare. Par le port d'Alexandrie arrivaient les épices d'Orient que Bérénice pouvait faire jeter dans les cratères de sa cour : un vin grec adouci de miel et parfumé, image même du carrefour commercial qu'était sa capitale.
Du vin grec coupé d'eau, réchauffé de miel, de cannelle et de poivre venus d'Orient. La boisson civilisée du banquet hellénique, douce et parfumée, servie tiède ou fraîche.
Apprends d'abord ceci : boire le vin sans le couper d'eau, c'est se conduire en barbare, et je n'en souffrais point à ma table. Dans le cratère je verse une part de vin pour trois ou quatre d'eau, puis j'y fais fondre le miel, et j'ajoute ces poudres parfumées que mes marchands rapportent par le grand port. On agite, on goûte, on rit — c'est l'heure des paroles, non plus celle de manger. Tiens ta coupe avec mesure : à Alexandrie, on juge un esprit à la manière dont il tient le vin.
- •Vin grec (rouge ou blanc) — une part (base)
- •Eau — trois parts (dilution)
- •Miel — à convenance (douceur)
- •Cannelle (casse) — un fragment d'écorce (épice d'Orient)
- •Poivre long — quelques grains (épice)
- •Pétales de rose séchés — une pincée (parfum)
Oinos au miel et aux épices d'Orient (vin mêlé)
Du vin grec coupé d'eau, réchauffé de miel, de cannelle et de poivre venus d'Orient. La boisson civilisée du banquet hellénique, douce et parfumée, servie tiède ou fraîche.
Pourquoi ce plat ? Au symposion, jamais on ne buvait le vin pur — c'eût été barbare. Par le port d'Alexandrie arrivaient les épices d'Orient que Bérénice pouvait faire jeter dans les cratères de sa cour : un vin grec adouci de miel et parfumé, image même du carrefour commercial qu'était sa capitale.
Apprends d'abord ceci : boire le vin sans le couper d'eau, c'est se conduire en barbare, et je n'en souffrais point à ma table. Dans le cratère je verse une part de vin pour trois ou quatre d'eau, puis j'y fais fondre le miel, et j'ajoute ces poudres parfumées que mes marchands rapportent par le grand port. On agite, on goûte, on rit — c'est l'heure des paroles, non plus celle de manger. Tiens ta coupe avec mesure : à Alexandrie, on juge un esprit à la manière dont il tient le vin.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin grec (rouge ou blanc) — une part (base)
- Eau — trois parts (dilution)
- Miel — à convenance (douceur)
- Cannelle (casse) — un fragment d'écorce (épice d'Orient)
- Poivre long — quelques grains (épice)
- Pétales de rose séchés — une pincée (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge ou blanc sec — 250 ml (base)
- Eau — 250 à 500 ml selon le goût (dilution)
- Miel — 2 à 3 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice d'Orient)
- Poivre long ou poivre noir — 3 grains (épice)
- Eau de rose ou pétales séchés — 1 c. à café / 1 pincée (parfum)
Préparation
- Verse le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle et le poivre, et chauffe doucement sans bouillir pour infuser les épices, 5 à 10 min.
- Filtre, puis allonge d'eau (chaude ou froide) selon que tu veux la boisson tiède ou rafraîchie ; ajuste le miel.
- Parfume d'une pointe d'eau de rose ou de quelques pétales juste avant de servir.
- Présente dans une coupe large ; à servir avec modération, comme au symposion.
Comment on faisait : Les Grecs coupaient toujours leur vin d'eau (krasis), souvent à un tiers ou un quart de vin ; boire pur passait pour une marque d'ivrognerie barbare. On l'aromatisait de miel (le célèbre œnomel), d'épices et de fleurs. Cannelle, poivre et nard arrivaient par les routes commerciales jusqu'à Alexandrie, plaque tournante du négoce hellénistique.
Le twist contemporain : Servi glacé en été avec une rondelle de figue fraîche au bord de la coupe, sous le nom de « coupe d'Alexandrie ».
Sources : Athénée de Naucratis, Deipnosophistes (sur la krasis) · Plutarque, Propos de table
Bérénice Ire · Charactorium





