La carte de Bernardino Gatti
Confetti du convito (confiseries de la fin du banquet)

Torrone de Crémone au miel et aux amandes

FestifDocumentée🍯difficile2 h

Une pâte blanche et ferme de miel longuement cuit, montée aux blancs d'œufs et hérissée d'amandes grillées, prise entre deux feuilles d'azyme. La confiserie de prestige de Crémone, taillée en barres dures et brillantes.

Confetti du convito (confiseries de la fin du banquet)

Une pâte blanche et ferme de miel longuement cuit, montée aux blancs d'œufs et hérissée d'amandes grillées, prise entre deux feuilles d'azyme. La confiserie de prestige de Crémone, taillée en barres dures et brillantes.

À Crémone, on ne se marie ni ne fête un saint sans torrone, et l'on dit qu'il a la forme de notre Torrazzo, la plus haute tour de la chrétienté. Le secret est dans le miel : il faut le faire chanter sur le feu doux des heures durant, sans jamais le brûler, puis y faire entrer le blanc d'œuf battu en neige jusqu'à ce que la pâte blanchisse comme un enduit frais. J'y noie des amandes grillées à pleines mains, je presse le tout entre deux ostie, et j'offre la première barre à qui me commande un retable.
Bernardino Gatti
Ingrédients
  • Mielune livre (base sucrante)
  • Blancs d'œufsdeux (montage)
  • Amandes (et quelques noisettes)deux livres (garniture)
  • Feuilles d'azyme (ostie/cialde)quelques-unes (enveloppe)
  • Zeste de cédrat, eau de fleur d'orangerun soupçon (parfum)
Comment on faisait : Le torrone (du latin torrere, griller, ou de turris, la tour) est attesté en Italie dès le Moyen Âge ; Crémone en revendique la paternité dès le XVe siècle. On cuisait le miel dans des bassines de cuivre sur des heures, le travail étant si pénible qu'il se faisait à plusieurs.