Arán coirce — galettes d'avoine au beurre baratté
Une galette rustique d'avoine grossièrement moulue, cuite à sec sur une pierre ou une plaque brûlante, puis généreusement beurrée. Croustillante au bord, tendre au cœur, c'est le pain des humbles et des moines.
Une galette rustique d'avoine grossièrement moulue, cuite à sec sur une pierre ou une plaque brûlante, puis généreusement beurrée. Croustillante au bord, tendre au cœur, c'est le pain des humbles et des moines.
Approche, mon enfant, et n'aie pas honte de la simplicité. Vois : je prends la farine d'avoine que le Curragh nous a donnée, je la mêle d'un peu d'eau et de sel, et je l'étends fine sur la pierre que le feu a rougie. On la retourne quand le bord se relève. Sur la galette chaude je couche le beurre de notre baratte — celui-là même que Dieu, dans Sa bonté, n'a jamais laissé manquer à notre porte. Mange, et garde-en une part pour celui qui aura faim après toi.
- •Farine d'avoine grossière — deux poignées par convive (base)
- •Eau de source — ce qu'il faut pour lier (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Beurre baratté — à volonté (garniture, signature)
Arán coirce — galettes d'avoine au beurre baratté
Une galette rustique d'avoine grossièrement moulue, cuite à sec sur une pierre ou une plaque brûlante, puis généreusement beurrée. Croustillante au bord, tendre au cœur, c'est le pain des humbles et des moines.
Pourquoi ce plat ? L'avoine et le lait sont l'ordinaire du monastère de Kildare. Chaque matin, avant les offices, les sœurs cuisent sur la pierre chaude ces galettes plates qu'on tartine du beurre de la communauté — l'aliment le plus simple et le plus constant de la vie de Brigitte.
Approche, mon enfant, et n'aie pas honte de la simplicité. Vois : je prends la farine d'avoine que le Curragh nous a donnée, je la mêle d'un peu d'eau et de sel, et je l'étends fine sur la pierre que le feu a rougie. On la retourne quand le bord se relève. Sur la galette chaude je couche le beurre de notre baratte — celui-là même que Dieu, dans Sa bonté, n'a jamais laissé manquer à notre porte. Mange, et garde-en une part pour celui qui aura faim après toi.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'avoine grossière — deux poignées par convive (base)
- Eau de source — ce qu'il faut pour lier (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Beurre baratté — à volonté (garniture, signature)
Ingrédients
- Flocons d'avoine mixés (ou farine d'avoine) — 200 g (base)
- Eau chaude — 100 à 130 ml (liant)
- Sel — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Beurre demi-sel de qualité — 60 g (garniture, signature)
Préparation
- Mélangez la farine d'avoine et le sel, puis versez l'eau chaude peu à peu jusqu'à obtenir une pâte souple mais non collante.
- Laissez reposer 5 minutes le temps que l'avoine boive l'eau.
- Formez des boules et aplatissez-les très finement entre deux feuilles de papier, en disques d'environ 12 cm.
- Chauffez une poêle ou une plaque en fonte à sec, sans matière grasse.
- Cuisez chaque galette 3 à 4 minutes par face, jusqu'à ce qu'elle dore et que les bords se relèvent.
- Servez aussitôt, tartinées d'une épaisse couche de beurre.
Comment on faisait : L'avoine était la céréale reine de l'Irlande médiévale, mieux adaptée que le blé au climat humide. On cuisait ces galettes sur une pierre plate (leac) posée sur les braises, ou sur une plaque de fer, sans four. Le beurre n'était pas un luxe mais une graisse de tous les jours, conservée salée dans des récipients de bois.
Le twist contemporain : Dressez-les en pile inégale sur une ardoise, surmontées d'un copeau de beurre fermier froid qui fond doucement, et d'une pluie de flocons de sel marin.
Sources : Fergus Kelly, Early Irish Farming, Dublin Institute for Advanced Studies, 1997 · A. T. Lucas, « Irish Food before the Potato », Gwerin, 1960 · Regina Sexton, A Little History of Irish Food, 1998
Brigitte de Kildare · Charactorium