Boisson du soir (réconfort chaud des longues nuits)
Thé noir de la veillée
BoissonDocumentée☕facile10 min
Une infusion de feuilles de thé noir (le « Bohea » de l'époque), servie brûlante, nature ou à peine adoucie. Bue dans une petite tasse de porcelaine pour tenir l'astronome éveillée face au froid de la nuit.
Pourquoi ce plat ? L'ancrage cite le thé chaud comme compagnon de ses nuits d'observation. Le thé, importé à grands frais, était la boisson chaude par excellence des foyers anglais cultivés du XVIIIe siècle — et celle qui réchauffait Caroline dans le jardin glacé de Slough.
Le thé, monsieur, voilà mon seul luxe et mon plus fidèle allié contre le froid des nuits. Je le faisais infuser dans la petite théière que je gardais près de mes registres, et j'en remplissais une tasse que la fraîcheur du jardin refroidissait toujours trop tôt. Point de fioritures : l'eau bien bouillante versée sur les feuilles, quelques instants de patience, et le breuvage brun me tenait l'esprit clair quand les heures s'allongeaient. Bien des fois, c'est lui qui m'a empêchée de céder au sommeil avant qu'une comète ne se montrât.
Ingrédients
- •Feuilles de thé noir (Bohea) — une cuillerée par tasse (infusion)
- •Eau de source bouillante — une tasse (extraction)
- •Sucre en pain — selon le goût (un luxe) (douceur optionnelle)
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le thé était cher et conservé sous clé dans des boîtes (tea caddies). On le buvait souvent plus léger qu'aujourd'hui, parfois additionné de sucre que la mode rendait précieux. Le « Bohea », thé noir de Chine, était l'un des plus communs.