retournerChevreau au miel et au thym du triomphe d'Héraclès
Chevreau au miel et au thym du triomphe d'Héraclès
Pourquoi ce plat ? Héraclès accomplit son douzième et dernier travail en remontant Cerbère vivant des Enfers — l'exploit ultime qui le mène à l'immortalité. Un tel triomphe se célèbre par un sacrifice et un banquet de viande rôtie, le festin héroïque par excellence, à l'image de l'appétit légendaire d'Héraclès.
Un chevreau rôti lentement, badigeonné de miel et frotté de thym et d'origan, doré à l'extérieur, fondant dedans. Le plat des grandes victoires, parfumé aux herbes des collines grecques.
Lui seul m'a vaincu sans arme ni ruse : le fils d'Alcmène, qui m'a saisi à la gorge et tiré vivant jusqu'à la lumière que je n'avais jamais vue. Quand ce glouton d'Héraclès triomphe, on n'offre pas des gâteaux — on saigne la bête, on la frotte de thym des montagnes et de miel, on la fait tourner sur la braise jusqu'à ce que la graisse chante. Moi, je suis retourné à ma porte. Mais lui, ce soir-là, a mangé pour dix.
- •Chevreau (épaule ou gigot) — une belle pièce (viande de fête)
- •Miel — généreux (glaçage)
- •Thym et origan sauvages — à pleines mains (parfum des collines)
- •Huile d'olive — généreux (cuisson)
- •Vin — une rasade (déglaçage et marinade)
- •Sel — au goût (assaisonnement)
Chevreau au miel et au thym du triomphe d'Héraclès
Un chevreau rôti lentement, badigeonné de miel et frotté de thym et d'origan, doré à l'extérieur, fondant dedans. Le plat des grandes victoires, parfumé aux herbes des collines grecques.
Pourquoi ce plat ? Héraclès accomplit son douzième et dernier travail en remontant Cerbère vivant des Enfers — l'exploit ultime qui le mène à l'immortalité. Un tel triomphe se célèbre par un sacrifice et un banquet de viande rôtie, le festin héroïque par excellence, à l'image de l'appétit légendaire d'Héraclès.
Lui seul m'a vaincu sans arme ni ruse : le fils d'Alcmène, qui m'a saisi à la gorge et tiré vivant jusqu'à la lumière que je n'avais jamais vue. Quand ce glouton d'Héraclès triomphe, on n'offre pas des gâteaux — on saigne la bête, on la frotte de thym des montagnes et de miel, on la fait tourner sur la braise jusqu'à ce que la graisse chante. Moi, je suis retourné à ma porte. Mais lui, ce soir-là, a mangé pour dix.
Ingrédients (version d’époque)
- Chevreau (épaule ou gigot) — une belle pièce (viande de fête)
- Miel — généreux (glaçage)
- Thym et origan sauvages — à pleines mains (parfum des collines)
- Huile d'olive — généreux (cuisson)
- Vin — une rasade (déglaçage et marinade)
- Sel — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Épaule ou gigot de chevreau (ou d'agneau) — 1,2 kg (viande principale)
- Miel — 3 c. à soupe (glaçage caramélisant)
- Thym frais — 1 bouquet (herbe maîtresse)
- Origan séché — 2 c. à soupe (parfum grec)
- Huile d'olive — 5 c. à soupe (marinade et cuisson)
- Vin blanc sec — 150 ml (déglaçage)
- Sel, ail — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Frottez la viande d'huile d'olive, de sel, d'origan et d'ail écrasé ; laissez mariner 1 h avec le thym.
- Saisissez la pièce sur toutes ses faces dans une cocotte ou au four très chaud (220 °C) 15 min.
- Baissez à 160 °C, versez le vin au fond, couvrez et rôtissez lentement 2 h en arrosant régulièrement.
- Dans le dernier quart d'heure, badigeonnez de miel et découvrez pour laisser caraméliser et dorer.
- Laissez reposer 10 min, puis servez la viande effilochée avec son jus, accompagnée de galettes de maza.
Comment on faisait : Le sacrifice grec (thysia) brûlait pour les dieux les os et la graisse, tandis que les hommes partageaient la viande rôtie ou bouillie lors du banquet. Les viandes des banquets héroïques étaient simplement grillées à la broche, relevées d'herbes sauvages, d'huile et parfois de miel. Le chevreau et l'agneau dominaient ; le bœuf restait réservé aux grandes occasions.
Le twist contemporain : Servez en «douze parts» pour les douze travaux, chaque part piquée d'une branchette de thym — et nommez le plat «le dernier travail».
Sources : Apollodore, Bibliothèque, livre II (la capture de Cerbère, douzième travail d'Héraclès) · Homère, Iliade et Odyssée (descriptions de rôtissage de viande lors des banquets héroïques) · Marcel Detienne & Jean-Pierre Vernant, La Cuisine du sacrifice en pays grec
Cerberus · Charactorium





