La carte de Cesária Évora
Plat-socle de fête (prato único)

Cachupa rica des jours de fête

FestifDocumentée🧂 🍄moyen3 h (+ trempage la veille)

Un ragoût lent et profond de maïs blanc concassé et de haricots, enrichi de plusieurs viandes, de saucisse fumée, de chou et de patate douce. Le plat mijote des heures jusqu'à ce que tout fonde ensemble en une texture épaisse et réconfortante.

Plat-socle de fête (prato único)

Un ragoût lent et profond de maïs blanc concassé et de haricots, enrichi de plusieurs viandes, de saucisse fumée, de chou et de patate douce. Le plat mijote des heures jusqu'à ce que tout fonde ensemble en une texture épaisse et réconfortante.

Bô, vem cá, assieds-toi, je te sers. La cachupa, ma fille, ça ne se presse pas — comme la morna, ça prend son temps. Je mets le milho à tremper la veille, et le lendemain ça chante doucement sur le feu pendant que je fume ma cigarette. Chez moi, à Mindelo, on ne demande pas combien de personnes viennent : on en fait toujours pour deux fois plus, parce qu'une porte qui s'ouvre, c'est une bouche de plus à nourrir. Goûte, et tu comprendras pourquoi je suis rentrée au pays quand le monde entier voulait me garder.
Cesária Évora
Ingrédients
  • Maïs blanc concassé (milho)un grand bol, trempé la veille (base céréalière du plat)
  • Haricots (feijão pedra, feijão congo)deux poignées, trempés (légumineuses, liant et protéines)
  • Porc et bœuf en morceauxselon ce qu'on a (viandes mijotées)
  • Saucisse fumée (linguiça)quelques tronçons (saveur fumée signature)
  • Chou, patate douce, maniocà parts généreuses (légumes-racines)
  • Huile, oignon, ail, feuille de laurierce qu'il faut (assaisonnement)
Comment on faisait : Née de la rencontre du maïs apporté d'Amérique après le XVIᵉ siècle et des techniques de mijotage portugaises et ouest-africaines, la cachupa cuisait autrefois toute la nuit dans une marmite en fonte posée sur les braises. Chaque famille a sa version selon ce qu'elle peut se permettre : « pobre » (pauvre, sans viande) ou « rica ».

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