Pastel com diabo dentro
Un chausson frit à la pâte légèrement sucrée de maïs et patate douce, fourré d'un thon mijoté à l'oignon et relevé de piment — d'où le « diable » du nom. Croustillant dehors, fondant et piquant dedans.
Un chausson frit à la pâte légèrement sucrée de maïs et patate douce, fourré d'un thon mijoté à l'oignon et relevé de piment — d'où le « diable » du nom. Croustillant dehors, fondant et piquant dedans.
Le pastel com diabo dentro — tu entends le nom ? Le diable est dedans, à cause du piment qui te réveille la langue ! La pâte, je la fais avec la farine de maïs et la patate douce, juste sucrée comme il faut, et dedans je cache le thon avec l'oignon bien fondu. On en vendait sur la place, et crois-moi, ça partait plus vite qu'une chanson. C'est le goût des soirs de fête, quand on grignote debout en attendant que la musique commence.
- •Farine de maïs fine + patate douce écrasée — à parts égales (pâte du chausson)
- •Thon frais — un morceau (farce)
- •Oignon, ail, tomate — pour la farce (fond de la farce)
- •Piment (malagueta) — selon le courage (le « diable » piquant)
- •Huile pour friture — un bain (cuisson)
Pastel com diabo dentro
Un chausson frit à la pâte légèrement sucrée de maïs et patate douce, fourré d'un thon mijoté à l'oignon et relevé de piment — d'où le « diable » du nom. Croustillant dehors, fondant et piquant dedans.
Pourquoi ce plat ? Le « pastel avec le diable dedans » est le beignet de rue cap-verdien par excellence : une pâte de maïs et patate douce farcie de thon relevé. On le vend sur les marchés et aux abords des fêtes — l'en-cas qu'on grignote debout entre deux mornas, dans la vie de quartier que Cesária n'a jamais quittée.
Le pastel com diabo dentro — tu entends le nom ? Le diable est dedans, à cause du piment qui te réveille la langue ! La pâte, je la fais avec la farine de maïs et la patate douce, juste sucrée comme il faut, et dedans je cache le thon avec l'oignon bien fondu. On en vendait sur la place, et crois-moi, ça partait plus vite qu'une chanson. C'est le goût des soirs de fête, quand on grignote debout en attendant que la musique commence.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de maïs fine + patate douce écrasée — à parts égales (pâte du chausson)
- Thon frais — un morceau (farce)
- Oignon, ail, tomate — pour la farce (fond de la farce)
- Piment (malagueta) — selon le courage (le « diable » piquant)
- Huile pour friture — un bain (cuisson)
Ingrédients
- Farine de maïs fine (masa/maïzena fine) — 200 g (pâte)
- Patate douce cuite et écrasée — 200 g (liant et douceur de la pâte)
- Thon (frais ou en boîte au naturel) — 250 g (farce)
- Oignon + 1 tomate + 1 gousse d'ail — 1 oignon, le reste (fond de farce)
- Piment frais — 1/2 à 1 (piquant signature)
- Sel, huile de friture — au goût + 1 L (assaisonnement et cuisson)
Préparation
- Préparer la farce : faire revenir oignon, ail et tomate, ajouter le thon émietté et le piment haché, cuire jusqu'à ce que ce soit sec et parfumé ; laisser refroidir.
- Mélanger la farine de maïs et la patate douce écrasée avec un peu d'eau tiède et de sel pour former une pâte souple et malléable.
- Étaler de petits disques de pâte, déposer une cuillère de farce au centre, replier en chausson et bien souder les bords.
- Frire dans l'huile chaude (170 °C) jusqu'à ce que les pastéis soient dorés et croustillants.
- Égoutter sur papier et déguster tièdes.
Comment on faisait : Héritier des pastéis portugais adaptés aux ressources des îles, le pastel cap-verdien remplace la farine de blé par le maïs et la patate douce locaux. Le piment, arrivé d'Amérique via les routes atlantiques, est devenu un marqueur de la cuisine de rue insulaire.
Le twist contemporain : Les servir en bouchées apéritives avec un quartier de citron vert — version « tapas » de la diva aux pieds nus.
Cesária Évora · Charactorium