La carte de Charles d'Amboise
Pâté de venaison en croûte pour la chevauchée
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Pâté de garde (vivres de campagne)

Pâté de venaison en croûte pour la chevauchée

VoyageReconstitution🧂 🍄difficile2 h
Pâté de garde (vivres de campagne)

Pâté de venaison en croûte pour la chevauchée

Pourquoi ce plat ? Chef de guerre des armées françaises en Italie, Charles d'Amboise combattit à Agnadello (1509) et mena de longues campagnes en Lombardie. Sur les chemins, la noblesse emportait des pâtés en croûte épaisse, dont la pâte scellait et conservait la viande plusieurs jours.

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Pâté de garde (vivres de campagne)

Une farce de venaison et de porc épicée, enfermée dans une croûte ferme cuite au four. La croûte, dense, protège la chair et permet de l'emporter en selle pendant la campagne. On la tranche froide, sur le pommeau ou sous la tente.

En chevauchée par les chemins de Lombardie, point de cuisine ne nous suit, et l'estomac d'un capitaine ne saurait attendre. Aussi fais-je préparer avant de partir ces pâtés en forte croûte : chair de venaison et de porc bien hachée, salée, poivrée et épicée, close dans une paste épaisse qui tient au four. La croûte n'est point pour la délicatesse — elle est l'écrin qui garde la chair saine trois ou quatre jours. On la rompt sous la tente, on taille au couteau, et l'on mange froid sans feu ni fumée qui trahirait notre camp.
Charles d'Amboise
Ingrédients
  • Chair de venaisonbonne part (farce)
  • Chair de porc grassemoitié de la venaison (moelleux et gras)
  • Selgénéreux (conservation)
  • Poivre, gingembre, graine de paradisà la main (épices)
  • Farine et eau pour la paste fortece qu'il faut (croûte de garde)
Comment on faisait : Les pâtés en croûte épaisse (« pâté en pot », « pâté de garde ») servaient autant d'emballage que de plat : la croûte dense, parfois non destinée à être mangée, protégeait la viande. Maestro Martino et Le Viandier détaillent ces grandes pièces. Le sel et les épices, antiseptiques, prolongeaient la conservation — précieux en campagne militaire.
Sources : Maestro Martino da Como, Libro de arte coquinaria (v. 1465) · Le Viandier de Taillevent (XIVe-XVe s.)

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