La carte de Christo et Jeanne-Claude
Meze chaud bulgare (plat de partage de la sofra)

Banitsa au sirene — le feuilleté roulé de Gabrovo

QuotidienDocumentée🧂 🫙moyen1 h

Une longue feuille de pâte très fine, badigeonnée de beurre, garnie de fromage de brebis émietté lié aux œufs et au yaourt, puis roulée en escargot et dorée au four. Croustillant dehors, moelleux et salin dedans.

Meze chaud bulgare (plat de partage de la sofra)

Une longue feuille de pâte très fine, badigeonnée de beurre, garnie de fromage de brebis émietté lié aux œufs et au yaourt, puis roulée en escargot et dorée au four. Croustillant dehors, moelleux et salin dedans.

Chez nous, à Gabrovo, le dimanche commençait par l'odeur du beurre et du sirene. Ma mère étirait la pâte jusqu'à ce qu'on voie le jour à travers — fine comme la toile qu'on tend, tu comprends, fine au point de craindre de la déchirer. On l'enroulait sans serrer, en escargot, et on glissait le tout au four. Le secret, je te le donne : un peu de yaourt dans l'œuf, pour que le dedans reste tendre quand le dessus craque. C'est ça que j'ai emporté en quittant le pays — pas les murs, ce geste-là.
Christo et Jeanne-Claude
Ingrédients
  • Pâte filo étirée à la mainune grande feuille fine (enveloppe croustillante)
  • Sirene (fromage de brebis en saumure)deux bonnes poignées émiettées (garniture saline)
  • Œufs de fermedeux ou trois (liant)
  • Yaourt bulgareune louche (moelleux et acidité)
  • Beurre fonduà volonté pour badigeonner (feuilletage)
Comment on faisait : Dans la Bulgarie d'avant-guerre, la pâte (kori) était étirée à la main sur une grande table farinée jusqu'à devenir translucide — un savoir-faire transmis de mère en fille. La banitsa du Nouvel An cachait souvent des petits messages de vœux roulés dans la pâte (le banitsa au късмет).