retournerGohan to misoshiru — riz et soupe miso du matin
Gohan to misoshiru — riz et soupe miso du matin
Pourquoi ce plat ? Le repas le plus banal et le plus aimé de Kurosawa : riz, soupe miso, tsukemono. Pendant ses interminables tournages, il commençait souvent la journée par ce bol fumant, frugal et réconfortant, fidèle à un goût japonais traditionnel et sans esbroufe.
Un bol de riz blanc bien gonflé et une soupe de miso aux algues wakamé et au tofu. Le déjeuner-socle de tout foyer japonais : simple, chaud, nourrissant, prêt en un quart d'heure une fois le dashi sous la main.
On me prend pour un empereur tyrannique sur le plateau, mais à table je ne réclame rien d'autre qu'un bol de riz droit et une soupe de miso brûlante. Vois-tu, le secret n'est pas dans la richesse : c'est de ne jamais faire bouillir le miso une fois délayé, sinon tu tues son âme, son parfum s'enfuit comme un acteur qui a oublié son texte. Ma mère le délayait au dernier souffle, hors du feu, et le wakamé devait rester vert et vivant. Mange-le sans attendre, pendant qu'il fume — un plat, comme un plan, ne se rejoue pas deux fois.
- •Riz japonais (uruchimai) — un bol par personne (socle du repas)
- •Kombu et katsuobushi — de quoi tirer un bon dashi (bouillon umami)
- •Pâte de miso — une grosse cuillerée par bol (assaisonnement fermenté)
- •Algue wakamé séchée — une pincée (garniture)
- •Tofu de soie — quelques dés (garniture protéinée)
Gohan to misoshiru — riz et soupe miso du matin
Un bol de riz blanc bien gonflé et une soupe de miso aux algues wakamé et au tofu. Le déjeuner-socle de tout foyer japonais : simple, chaud, nourrissant, prêt en un quart d'heure une fois le dashi sous la main.
Pourquoi ce plat ? Le repas le plus banal et le plus aimé de Kurosawa : riz, soupe miso, tsukemono. Pendant ses interminables tournages, il commençait souvent la journée par ce bol fumant, frugal et réconfortant, fidèle à un goût japonais traditionnel et sans esbroufe.
On me prend pour un empereur tyrannique sur le plateau, mais à table je ne réclame rien d'autre qu'un bol de riz droit et une soupe de miso brûlante. Vois-tu, le secret n'est pas dans la richesse : c'est de ne jamais faire bouillir le miso une fois délayé, sinon tu tues son âme, son parfum s'enfuit comme un acteur qui a oublié son texte. Ma mère le délayait au dernier souffle, hors du feu, et le wakamé devait rester vert et vivant. Mange-le sans attendre, pendant qu'il fume — un plat, comme un plan, ne se rejoue pas deux fois.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz japonais (uruchimai) — un bol par personne (socle du repas)
- Kombu et katsuobushi — de quoi tirer un bon dashi (bouillon umami)
- Pâte de miso — une grosse cuillerée par bol (assaisonnement fermenté)
- Algue wakamé séchée — une pincée (garniture)
- Tofu de soie — quelques dés (garniture protéinée)
Ingrédients
- Riz rond japonais — 300 g (rincé jusqu'à eau claire) (socle)
- Kombu — 1 morceau de 10 cm (dashi)
- Katsuobushi (copeaux de bonite) — 1 grosse poignée (10 g) (dashi)
- Eau — 800 ml (bouillon)
- Pâte de miso — 3 c. à soupe (assaisonnement)
- Wakamé séché — 1 c. à soupe (garniture)
- Tofu soyeux — 150 g en dés (garniture)
- Ciboule émincée — 1 tige (finition)
Préparation
- Rincer le riz à l'eau froide jusqu'à ce qu'elle soit claire, le laisser reposer 30 min puis le cuire (autocuiseur ou casserole couverte, eau à hauteur + 1 cm, 12 min puis 10 min hors feu sans soulever le couvercle).
- Pour le dashi : faire tremper le kombu 20 min dans l'eau froide, chauffer doucement et retirer le kombu juste avant l'ébullition. Couper le feu, jeter le katsuobushi, laisser infuser 2 min puis filtrer.
- Réhydrater le wakamé 5 min dans un peu d'eau. Chauffer le dashi sans le faire bouillir, ajouter le tofu et le wakamé.
- Hors du feu, délayer le miso dans une louche de bouillon avant de l'incorporer — ne plus jamais faire bouillir.
- Servir aussitôt : un bol de riz, un bol de soupe, ciboule par-dessus.
Comment on faisait : Le miso, pâte de soja fermentée, est un pilier de l'alimentation japonaise depuis l'époque médiévale ; la soupe matinale au miso s'est généralisée à l'époque d'Edo. Le dashi maison au kombu et à la bonite reste la marque d'une cuisine domestique soignée, celle dans laquelle Kurosawa a grandi au début du XXe siècle.
Le twist contemporain : Servez-la dans un bol laqué noir et déposez les copeaux de bonite encore tièdes sur le tofu : ils ondulent sous la chaleur, comme la pluie de Rashômon sur l'objectif.
Akira Kurosawa · Charactorium





