La carte de Christophe Colomb
Potaje de garbanzos (potage de pois chiches)
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Olla du quotidien — le potage-socle qui ouvre et constitue le repas ordinaire des marins et des gens modestes

Potaje de garbanzos (potage de pois chiches)

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Olla du quotidien — le potage-socle qui ouvre et constitue le repas ordinaire des marins et des gens modestes

Potaje de garbanzos (potage de pois chiches)

Pourquoi ce plat ? Les légumes secs — pois chiches et fèves — figuraient dans l'avitaillement des navires de Colomb car ils se gardaient indéfiniment. Mijotés avec un peu de salaison et d'huile d'olive, ils donnaient le seul plat chaud et nourrissant possible dans la marmite calée sur le foyer de sable du gaillard d'avant.

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Olla du quotidien — le potage-socle qui ouvre et constitue le repas ordinaire des marins et des gens modestes

Un ragoût lent de pois chiches trempés, parfumé à l'ail, à l'huile d'olive et à un morceau de viande ou de poisson salé. Réconfortant, économe, c'est le plat-pilier de la cuisine ibérique populaire de la fin du XVe siècle, aussi bien à quai qu'en mer quand le temps permettait d'allumer le feu.

À bord, quand la mer est clémente et qu'on peut faire du feu sur le sable, mon coq met les pois chiches à fondre dès l'aube dans la grande marmite. Il y jette un morceau de lard ou de poisson salé, de l'ail, et de cette bonne huile d'olive d'Andalousie qui ne nous quitte jamais. Crois-moi, après un quart dans le vent froid, ce potage chaud vaut mieux qu'un festin de prince. Nous le mangions à tour de rôle au même quart de bois, en bénissant le Seigneur pour la flamme et le ventre plein.
Christophe Colomb
Ingrédients
  • Pois chiches secsune bonne mesure (base)
  • Huile d'olivegénéreuse (gras et liant)
  • Ailplusieurs gousses (aromate)
  • Lard ou morue saléeun morceau (umami et sel)
  • Oignonun (fond)
  • Safranquelques filaments (table aisée) (couleur et parfum)
Comment on faisait : Le potage de légumes secs est le cœur de l'alimentation populaire méditerranéenne médiévale. À bord, on cuisinait dans un fogón : un coffre de sable posé sur le pont avant, seul endroit où l'on osait du feu. Par gros temps, le feu était interdit et l'on revenait au biscuit et à la salaison froide. Le safran, denrée de luxe d'Espagne, n'apparaissait que sur les meilleures tables.
Sources : Ruperto de Nola, Libro de Cozina (vers 1520, recettes de la cuisine ibérique de la période) · Carla Rahn Phillips, Six Galleons for the King of Spain (1986)

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