Tapioca de coco (galette de manioc fourrée à la noix de coco)
Une galette souple et blanche faite de fécule de manioc hydratée, cuite sans matière grasse sur une plaque chaude, puis pliée sur une garniture de noix de coco râpée sucrée. Tendre, parfumée, réconfortante.
Une galette souple et blanche faite de fécule de manioc hydratée, cuite sans matière grasse sur une plaque chaude, puis pliée sur une garniture de noix de coco râpée sucrée. Tendre, parfumée, réconfortante.
Il y a des bonheurs si simples qu'on a presque honte de les nommer : une tapioca chaude, blanche, pliée sur sa noix de coco. La poudre de manioc se prend toute seule sur la plaque, sans graisse, sans bruit, comme par une petite grâce. On la mange debout, dans la rue de Recife, et le sucre et le coco fondent avant même qu'on ait fini de comprendre qu'on est heureux. Plie-la, mords-la tiède : c'est l'enfance qui revient sans prévenir.
- •Fécule de manioc humide (goma de tapioca) — une mesure par galette (base)
- •Noix de coco fraîche râpée — une poignée par galette (garniture)
- •Sucre de canne — au goût (douceur)
Tapioca de coco (galette de manioc fourrée à la noix de coco)
Une galette souple et blanche faite de fécule de manioc hydratée, cuite sans matière grasse sur une plaque chaude, puis pliée sur une garniture de noix de coco râpée sucrée. Tendre, parfumée, réconfortante.
Pourquoi ce plat ? À Recife, ville de l'enfance de Clarice, la tapioca est la nourriture de rue par excellence, blanche et tendre, sucrée à la noix de coco. Une douceur populaire du Nordeste qui a bercé ses premières années.
Il y a des bonheurs si simples qu'on a presque honte de les nommer : une tapioca chaude, blanche, pliée sur sa noix de coco. La poudre de manioc se prend toute seule sur la plaque, sans graisse, sans bruit, comme par une petite grâce. On la mange debout, dans la rue de Recife, et le sucre et le coco fondent avant même qu'on ait fini de comprendre qu'on est heureux. Plie-la, mords-la tiède : c'est l'enfance qui revient sans prévenir.
Ingrédients (version d’époque)
- Fécule de manioc humide (goma de tapioca) — une mesure par galette (base)
- Noix de coco fraîche râpée — une poignée par galette (garniture)
- Sucre de canne — au goût (douceur)
Ingrédients
- Fécule de tapioca (goma) tamisée et légèrement humidifiée — 4 c. à soupe par galette (base)
- Noix de coco râpée (fraîche ou réhydratée) — 3 c. à soupe par galette (garniture)
- Sucre roux — 1 c. à café par galette (douceur)
- Lait concentré (option) — un filet (gourmandise optionnelle)
Préparation
- Tamise la fécule de tapioca : elle doit être légèrement humide et sableuse (humidifie d'un voile d'eau si trop sèche, puis passe au tamis pour obtenir une poudre fine).
- Chauffe une poêle antiadhésive à feu moyen, sans matière grasse.
- Verse la fécule en couche régulière ; en quelques minutes les grains fondent et se soudent en une galette blanche et souple.
- Mélange la noix de coco râpée avec le sucre ; répartis sur une moitié de la galette.
- Plie en deux, laisse encore 30 secondes, sers tiède (un filet de lait concentré pour les gourmands).
Comment on faisait : La tapioca descend directement des techniques amérindiennes de transformation du manioc : on extrait la fécule (goma), qu'on laisse prendre seule sur une plaque chaude — sans oeuf, sans farine de blé, sans gras. Vendue par les tapioqueiras sur les marchés et les rues du Nordeste, elle se décline salée ou sucrée.
Le twist contemporain : Roule-la en cigare et saupoudre d'un voile de noix de coco grillée : la tapioca de rue version comptoir de café.
Sources : Luís da Câmara Cascudo, História da Alimentação no Brasil
Clarice Lispector · Charactorium