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Cafezinho du studio
Pourquoi ce plat ? Le Brésil est la patrie du café, et le cafezinho — petit café noir très sucré offert à tout visiteur — rythme la vie sociale carioca, des comptoirs de rue aux studios d'enregistrement où Jobim passait ses journées.
Un café noir court, serré et fortement sucré, traditionnellement filtré dans une chaussette de tissu (coador) et servi dans de minuscules tasses. On l'offre, on le partage, on ne le refuse pas.
Au Brésil, tu n'entres jamais nulle part sans qu'on te glisse un cafezinho dans la main. Petit, noir, bien sucré — on met le sucre dans l'eau avant même le café, c'est le secret. On le passe dans la coador, cette chaussette de tissu, goutte à goutte, sans se presser. Entre deux prises au studio, c'est lui qui nous tenait éveillés et qui déliait les langues. Un café, et la chanson repart.
- •Café brésilien torréfié et moulu fin — généreusement (base)
- •Eau — selon le nombre de tasses (extraction)
- •Sucre — beaucoup (douceur typique)
Cafezinho du studio
Un café noir court, serré et fortement sucré, traditionnellement filtré dans une chaussette de tissu (coador) et servi dans de minuscules tasses. On l'offre, on le partage, on ne le refuse pas.
Pourquoi ce plat ? Le Brésil est la patrie du café, et le cafezinho — petit café noir très sucré offert à tout visiteur — rythme la vie sociale carioca, des comptoirs de rue aux studios d'enregistrement où Jobim passait ses journées.
Au Brésil, tu n'entres jamais nulle part sans qu'on te glisse un cafezinho dans la main. Petit, noir, bien sucré — on met le sucre dans l'eau avant même le café, c'est le secret. On le passe dans la coador, cette chaussette de tissu, goutte à goutte, sans se presser. Entre deux prises au studio, c'est lui qui nous tenait éveillés et qui déliait les langues. Un café, et la chanson repart.
Ingrédients (version d’époque)
- Café brésilien torréfié et moulu fin — généreusement (base)
- Eau — selon le nombre de tasses (extraction)
- Sucre — beaucoup (douceur typique)
Ingrédients
- Café moulu fin (arabica brésilien) — 4 c. à soupe (base)
- Eau — 500 ml (extraction)
- Sucre — 3 à 4 c. à soupe (à goûter) (douceur)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement (sans bouillir franchement) et y dissoudre le sucre.
- Ajouter le café moulu directement dans l'eau sucrée chaude, couper le feu et laisser infuser une à deux minutes.
- Filtrer lentement à travers un filtre en tissu (le coador) ou un filtre papier, dans un récipient maintenu au chaud.
- Servir aussitôt, brûlant, dans de petites tasses, et l'offrir à la ronde.
Comment on faisait : Dès le XIXe siècle, le café fait la fortune du Brésil, qui en devient le premier producteur mondial. Le coador de tissu, peu coûteux et réutilisable, s'impose dans les foyers populaires bien avant les machines. Servir le cafezinho est un geste d'hospitalité non négociable, des fazendas aux bureaux de Rio.
Le twist contemporain : Le servir en 'pause bossa nova' avec un carré de goiabada ou un pão de queijo tiède, et une playlist de Jobim en fond.
Sources : Câmara Cascudo, História da Alimentação no Brasil · Associação Brasileira da Indústria de Café (ABIC)
Antônio Carlos Jobim · Charactorium





