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Mulsum — vin miellé d'accueil aux épices
Pourquoi ce plat ? Le mulsum ouvre toute cena romaine : c'est le vin de l'hospitalité. À Palmyre, où l'on importe les meilleurs crus, Zénobie l'offre à ses hôtes. La Vita Aureliani note qu'elle savait, à l'occasion, boire avec ses généraux comme un homme — preuve qu'elle maîtrisait l'art du banquet autant que celui de la guerre.
Du vin doux infusé de miel, poivre, cannelle et un soupçon de safran, servi tiède ou frais en début de repas. Réconfortant, parfumé, légèrement piquant.
Avant que la moindre chose ne touche tes lèvres à ma table, on te tend le mulsum : c'est ma loi d'hospitalité. On bat le miel dans un vin généreux, on y jette poivre et cannelle, parfois un fil de safran pour la couleur des rois. Et ne crois pas la rumeur qui me dit buveuse : je sais lever ma coupe avec mes généraux quand il le faut, et rester de marbre quand la raison l'exige. Bois, et que la paix soit entre nous.
- •Vin doux — une amphore pour la tablée (base)
- •Miel — généreusement (douceur)
- •Poivre — quelques grains écrasés (épice piquante)
- •Cannelle / nard — un bâton (parfum)
- •Safran — quelques filaments (couleur royale)
Mulsum — vin miellé d'accueil aux épices
Du vin doux infusé de miel, poivre, cannelle et un soupçon de safran, servi tiède ou frais en début de repas. Réconfortant, parfumé, légèrement piquant.
Pourquoi ce plat ? Le mulsum ouvre toute cena romaine : c'est le vin de l'hospitalité. À Palmyre, où l'on importe les meilleurs crus, Zénobie l'offre à ses hôtes. La Vita Aureliani note qu'elle savait, à l'occasion, boire avec ses généraux comme un homme — preuve qu'elle maîtrisait l'art du banquet autant que celui de la guerre.
Avant que la moindre chose ne touche tes lèvres à ma table, on te tend le mulsum : c'est ma loi d'hospitalité. On bat le miel dans un vin généreux, on y jette poivre et cannelle, parfois un fil de safran pour la couleur des rois. Et ne crois pas la rumeur qui me dit buveuse : je sais lever ma coupe avec mes généraux quand il le faut, et rester de marbre quand la raison l'exige. Bois, et que la paix soit entre nous.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin doux — une amphore pour la tablée (base)
- Miel — généreusement (douceur)
- Poivre — quelques grains écrasés (épice piquante)
- Cannelle / nard — un bâton (parfum)
- Safran — quelques filaments (couleur royale)
Ingrédients
- Vin rouge ou blanc souple — 75 cl (base)
- Miel — 4 à 5 c. à soupe (douceur)
- Poivre noir — 5 grains écrasés (épice piquante)
- Bâton de cannelle — 1 (parfum)
- Safran — 1 pincée de filaments (couleur et arôme)
- Version sans alcool : jus de raisin — 75 cl (base alternative)
Préparation
- Faites tiédir doucement le vin (sans bouillir) avec la cannelle, le poivre écrasé et le safran.
- Hors du feu, dissolvez le miel en remuant jusqu'à dissolution complète.
- Laissez infuser 15 à 20 min couvert pour développer les arômes.
- Filtrez. Servez tiède l'hiver, ou rafraîchi l'été (les Romains le coupaient parfois de neige).
- Pour le public familial et scolaire, réalisez la même recette avec du jus de raisin.
Comment on faisait : Le mulsum (vin + miel) était la boisson d'apéritif par excellence, servie pendant la gustatio. Apicius et Columelle en donnent les proportions ; on l'épiçait selon les moyens. Les élites le rafraîchissaient avec de la neige conservée dans des fosses isolées de paille.
Le twist contemporain : Servez la version au jus de raisin tiède et épicé comme un « vin chaud antique sans alcool » — parfait pour faire goûter l'Antiquité aux enfants.
Sources : Apicius, De re coquinaria (conditum paradoxum, mulsum) · Columelle, De re rustica (préparation du mulsum) · Histoire Auguste, Vita Aureliani (habitudes de Zénobie au banquet)
Zénobie · Charactorium





