La carte de Coya Pacsa
Boisson de la mesa (chicha versée en continu pendant les repas et les fêtes)

Aqha de maíz morado — chicha de maïs violet

BoissonDocumentée🍋 🫙facile1 h (version douce)

Une boisson de maïs violet doucement fermentée, acidulée et légèrement effervescente, au profond pourpre. Bien plus qu'un breuvage : un marqueur social et rituel, partagé pour sceller alliances, fêtes et offrandes au Soleil.

Boisson de la mesa (chicha versée en continu pendant les repas et les fêtes)

Une boisson de maïs violet doucement fermentée, acidulée et légèrement effervescente, au profond pourpre. Bien plus qu'un breuvage : un marqueur social et rituel, partagé pour sceller alliances, fêtes et offrandes au Soleil.

Ce sont mes acllacuna, les vierges du Soleil, qui préparent l'aqha avec un soin que nul homme ne saurait égaler. On fait germer et bouillir le maíz morado, puis on laisse le temps faire son œuvre jusqu'à ce que la boisson pétille doucement et tourne à l'aigre. Avant d'y tremper mes lèvres, j'en verse toujours quelques gouttes à la terre, car la Pachamama boit la première — qui l'oublie verra sa coupe se vider de bonheur.
Coya Pacsa
Ingrédients
  • Maïs violet (maíz morado), épis entiersune bonne quantité (base sucrée fermentescible)
  • Eau de sourceà hauteur (infusion et cuisson)
  • Maïs malté/mâché (muko) ou germéune part (déclenche la fermentation)
  • Temps et chaleur douceplusieurs jours (fermentation)
Comment on faisait : L'aqha véritable était fermentée : on faisait germer le maïs (ou on le mâchait pour que la salive amorce la transformation de l'amidon en sucre, c'est le muko), puis on le faisait bouillir et fermenter dans de grandes jarres. Les acllacuna en produisaient d'énormes quantités pour la cour et les rituels. C'était une boisson sacrée autant que quotidienne, offerte au Soleil (Inti) et aux ancêtres avant d'être bue.
Sources : Bernabé Cobo, Historia del Nuevo Mundo (1653) · Felipe Guamán Poma de Ayala, Nueva Corónica y Buen Gobierno (vers 1615)

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