Cidre breton du retour
Un cidre fermier légèrement pétillant, acidulé et fruité, issu de la fermentation naturelle du jus de pommes à cidre. Boisson emblématique de la Bretagne de Cartier, à recréer ici en version douce et rapide pour toute la famille.
Un cidre fermier légèrement pétillant, acidulé et fruité, issu de la fermentation naturelle du jus de pommes à cidre. Boisson emblématique de la Bretagne de Cartier, à recréer ici en version douce et rapide pour toute la famille.
De retour au port, après tant de mois d'eau croupie et de vin aigre des barriques, rien ne me resjouissoit tant qu'un pot de cidre de nostre Bretagne. On presse les pommes en automne, on laisse le jus travailler tout seul en la barrique, et le voilà qui pique doucement la langue. À Sainct-Malo, point de fête sans cidre : il accompagne le poisson, la galette, et delie les langues des marins de retour. Bois-en à ma santé, mais point trop, car il monte à la teste.
- •Pommes à cidre (douces-amères) — plein un panier (jus à fermenter)
- •Levures sauvages de la pomme — naturelles (fermentation spontanée)
Cidre breton du retour
Un cidre fermier légèrement pétillant, acidulé et fruité, issu de la fermentation naturelle du jus de pommes à cidre. Boisson emblématique de la Bretagne de Cartier, à recréer ici en version douce et rapide pour toute la famille.
Pourquoi ce plat ? Saint-Malo et la Bretagne du XVIe siècle sont terres de pommiers et de cidre. À son retour de Nouvelle-France, Cartier retrouvait la table malouine où le cidre fermier accompagnait poissons et galettes — la boisson quotidienne et festive du pays, plus sûre que l'eau.
De retour au port, après tant de mois d'eau croupie et de vin aigre des barriques, rien ne me resjouissoit tant qu'un pot de cidre de nostre Bretagne. On presse les pommes en automne, on laisse le jus travailler tout seul en la barrique, et le voilà qui pique doucement la langue. À Sainct-Malo, point de fête sans cidre : il accompagne le poisson, la galette, et delie les langues des marins de retour. Bois-en à ma santé, mais point trop, car il monte à la teste.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes à cidre (douces-amères) — plein un panier (jus à fermenter)
- Levures sauvages de la pomme — naturelles (fermentation spontanée)
Ingrédients
- Jus de pomme pur, non filtré et sans sucre ajouté — 1 L (base)
- Pomme fraîche — 1, en fines lamelles (garniture et arôme)
- Bâton de cannelle ou clou de girofle — 1 (facultatif, version chaude) (épice de fête (importée, usuelle))
- Eau gazeuse bien froide — 200 ml (effet pétillant (version sans alcool))
Préparation
- Version familiale sans alcool : versez le jus de pomme non filtré dans un pichet et placez au frais.
- Au moment de servir, allongez d'un trait d'eau gazeuse froide pour rappeler le pétillant du cidre.
- Ajoutez des lamelles de pomme fraîche dans le pichet pour le parfum.
- Pour une version chaude d'hiver, faites tiédir le jus avec un bâton de cannelle 5 minutes sans bouillir, puis servez.
- Servez dans des gobelets en grès ou en bois, comme à la table malouine.
Comment on faisait : Le cidre véritable s'obtenait par fermentation naturelle : les pommes étaient broyées et pressées à l'automne, le jus mis en barrique fermentait grâce aux levures sauvages présentes sur la peau des fruits. Plus sûr à boire que l'eau souvent contaminée, le cidre était une boisson quotidienne en Bretagne et en Normandie. La fabrication d'alcool relève de l'adulte ; la version proposée ici est sans fermentation, pour le public familial.
Le twist contemporain : Servi en « cidre-spritz » sans alcool : jus de pomme trouble, eau pétillante, glaçons et une fine tranche de pomme verte sur le bord du verre.
Jacques Cartier · Charactorium