La carte de Coya Pacsa
Mikhuna de fête (rôti cuit en four de terre, pour le second repas des grandes occasions)

Watia de cobaye et papas sous la cendre

FestifReconstitution🧂 🌶️moyen1 h 30 (avec marinade)

Cobaye frotté d'ají et d'herbes, rôti avec des pommes de terre dans un four creusé dans le sol et chauffé de mottes de terre incandescentes. Croustillant, fumé, profondément savoureux — le plat des grands jours.

Mikhuna de fête (rôti cuit en four de terre, pour le second repas des grandes occasions)

Cobaye frotté d'ají et d'herbes, rôti avec des pommes de terre dans un four creusé dans le sol et chauffé de mottes de terre incandescentes. Croustillant, fumé, profondément savoureux — le plat des grands jours.

Quand mon seigneur Huayna Cápac revenait de Tomebamba, on creusait la watia et l'on chauffait les mottes jusqu'à ce qu'elles rougissent comme le couchant. J'ordonnais qu'on frotte le cuy d'uchu et d'herbes de la montagne, puis qu'on l'enfouisse avec les papas dans la terre brûlante — car la Pachamama elle-même devient notre fourneau. Lorsque la croûte chante sous la dent et que la fumée embaume, sache que c'est jour de fête au Tawantinsuyu.
Coya Pacsa
Ingrédients
  • Cobaye (cuy) entier, paréun par convive d'honneur (viande de fête)
  • Ají (uchu) frais ou séché, broyégénéreusement (marinade épicée)
  • Herbes andines (huacatay, muña)une botte (parfum)
  • Pommes de terre (papa) de plusieurs variétésà volonté (garniture)
  • Sel de montagneau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La watia (ou huatia) est un four éphémère : on empile des mottes de terre sèche en petite voûte, on les chauffe au feu jusqu'à incandescence, puis on enfouit les aliments dans la chaleur résiduelle et on referme avec la terre. Le cuy, élevé dans les foyers andins, était une viande prestigieuse offerte lors des cérémonies et des banquets.
Sources : Felipe Guamán Poma de Ayala, Nueva Corónica y Buen Gobierno (vers 1615) · Bernabé Cobo, Historia del Nuevo Mundo (1653)