La carte de Akbar le Grand
Plat de la classe « viande-et-riz » du dastarkhwan (pulao parfumé)

Yakhni Pulao impérial

FestifDocumentée🧂 🍄 🌶️moyen1 h 30

Du riz long cuit dans un bouillon de mouton (yakhni) parfumé au safran, à la cardamome et à la cannelle, parsemé d'amandes et de raisins secs. Un plat de prestige, doré et odorant, qui embaumait les cours du palais.

Plat de la classe « viande-et-riz » du dastarkhwan (pulao parfumé)

Du riz long cuit dans un bouillon de mouton (yakhni) parfumé au safran, à la cardamome et à la cannelle, parsemé d'amandes et de raisins secs. Un plat de prestige, doré et odorant, qui embaumait les cours du palais.

Approche, et regarde ce que dresse pour toi ma cuisine impériale. Ce riz, je le veux léger comme la poussière d'or et chaque grain séparé du suivant — mon maître-queux répond de sa tête s'ils collent ! On le couche sur un bouillon de mouton longuement écumé, on jette le safran du Cachemire trempé dans le lait, et l'on scelle la marmite de pâte pour que nul parfum ne s'échappe avant l'heure. Moi qui ai appris à réduire la viande sur mon trône, je ne touche à ce festin qu'aux jours fastes — mais alors, vois comme il honore mes hôtes, hindou et musulman côte à côte sur la même nappe.
Akbar le Grand
Ingrédients
  • Riz long parfuméune mesure pleine (base du plat)
  • Épaule de moutonà proportion de la viande désirée (saveur et bouillon (yakhni))
  • Ghee (beurre clarifié)généreux (matière grasse noble)
  • Safran du Cachemireune pincée de filaments (couleur et parfum (signature))
  • Cardamome, clous de girofle, cannellequelques grains de chaque (épices chaudes)
  • Oignonsplusieurs (fondus dans le ghee)
  • Amandes et raisins secsune poignée (garniture)
  • Poivre noir et selà la main (assaisonnement)
Comment on faisait : La cuisine impériale (matbakh) d'Akbar était une véritable administration : Abu'l-Fazl raconte que les ingrédients étaient pesés, les marmites scellées et la nourriture goûtée avant l'empereur. La cuisson « dum », marmite lutée de pâte sur braises douces, permettait au riz de s'imprégner des parfums sans jamais se dessécher.
Sources : Abu'l-Fazl, Ain-i-Akbari (trad. H. Blochmann), section sur la cuisine impériale · K.T. Achaya, Indian Food: A Historical Companion