La carte de Cyrille et Méthode
Paximadion, le biscuit de route des missionnaires
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Pain de provision (ration de voyage et d'ermitage)

Paximadion, le biscuit de route des missionnaires

VoyageDocumentée🧂moyen3 h (dont séchage)
Pain de provision (ration de voyage et d'ermitage)

Paximadion, le biscuit de route des missionnaires

Pourquoi ce plat ? Cyrille et Méthode ont parcouru des routes immenses, de Constantinople à la Grande-Moravie puis à Rome. Le paximadion, pain deux fois cuit qui se conserve des mois, était la ration des voyageurs, des soldats et des moines byzantins en chemin.

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Pain de provision (ration de voyage et d'ermitage)

Une galette d'orge et de froment, cuite puis longuement séchée au four jusqu'à devenir dure comme la pierre. On la ramollit dans l'eau ou le vin avant de la manger. Le pain increvable des longues missions.

La route vers la Moravie est longue, l'enfant, et l'on ne trouve pas toujours de four en chemin. Prends donc le paximadion : nous le cuisons une première fois, puis nous le tranchons et le remettons sécher jusqu'à ce qu'il soit dur comme caillou. Ainsi il ne moisit point, fût-ce après bien des semaines. Quand la faim te prend sur le sentier, trempe-le dans un peu d'eau ou de vin coupé, et il redevient tendre comme au premier jour. C'est le pain des pèlerins de Dieu.
Cyrille et Méthode
Ingrédients
  • Farine d'orgedeux parts (céréale rustique)
  • Farine de fromentune part (liant)
  • Levainun morceau (fermentation)
  • Selune pincée (conservation et goût)
  • Eauce qu'il faut (hydratation)
Comment on faisait : Le paximadion (qui a donné le grec moderne paximadi et l'italien pan biscotto) était la base de l'alimentation de voyage byzantine. Sa double cuisson chassait toute humidité, lui assurant une conservation de plusieurs mois — indispensable pour armées, marins et missionnaires.

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