Paximadion, le biscuit de route des missionnaires
Une galette d'orge et de froment, cuite puis longuement séchée au four jusqu'à devenir dure comme la pierre. On la ramollit dans l'eau ou le vin avant de la manger. Le pain increvable des longues missions.
Une galette d'orge et de froment, cuite puis longuement séchée au four jusqu'à devenir dure comme la pierre. On la ramollit dans l'eau ou le vin avant de la manger. Le pain increvable des longues missions.
La route vers la Moravie est longue, l'enfant, et l'on ne trouve pas toujours de four en chemin. Prends donc le paximadion : nous le cuisons une première fois, puis nous le tranchons et le remettons sécher jusqu'à ce qu'il soit dur comme caillou. Ainsi il ne moisit point, fût-ce après bien des semaines. Quand la faim te prend sur le sentier, trempe-le dans un peu d'eau ou de vin coupé, et il redevient tendre comme au premier jour. C'est le pain des pèlerins de Dieu.
- •Farine d'orge — deux parts (céréale rustique)
- •Farine de froment — une part (liant)
- •Levain — un morceau (fermentation)
- •Sel — une pincée (conservation et goût)
- •Eau — ce qu'il faut (hydratation)
Paximadion, le biscuit de route des missionnaires
Une galette d'orge et de froment, cuite puis longuement séchée au four jusqu'à devenir dure comme la pierre. On la ramollit dans l'eau ou le vin avant de la manger. Le pain increvable des longues missions.
Pourquoi ce plat ? Cyrille et Méthode ont parcouru des routes immenses, de Constantinople à la Grande-Moravie puis à Rome. Le paximadion, pain deux fois cuit qui se conserve des mois, était la ration des voyageurs, des soldats et des moines byzantins en chemin.
La route vers la Moravie est longue, l'enfant, et l'on ne trouve pas toujours de four en chemin. Prends donc le paximadion : nous le cuisons une première fois, puis nous le tranchons et le remettons sécher jusqu'à ce qu'il soit dur comme caillou. Ainsi il ne moisit point, fût-ce après bien des semaines. Quand la faim te prend sur le sentier, trempe-le dans un peu d'eau ou de vin coupé, et il redevient tendre comme au premier jour. C'est le pain des pèlerins de Dieu.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — deux parts (céréale rustique)
- Farine de froment — une part (liant)
- Levain — un morceau (fermentation)
- Sel — une pincée (conservation et goût)
- Eau — ce qu'il faut (hydratation)
Ingrédients
- Farine d'orge — 200 g (céréale rustique)
- Farine de blé (T80) — 100 g (structure)
- Levain actif (ou 4 g levure sèche) — 1 c. à soupe (fermentation)
- Sel — 1 c. à café (goût et conservation)
- Eau tiède — 180 ml environ (hydratation)
Préparation
- Pétrir les farines, le levain, le sel et l'eau en une pâte ferme ; laisser lever 2 à 3 h.
- Façonner des galettes plates et cuire au four à 220 °C 20 min.
- Sortir, trancher les galettes en deux dans l'épaisseur.
- Remettre les tranches au four très doux (100-120 °C) 1 h à 1 h 30, jusqu'à ce qu'elles soient totalement sèches et dures.
- Conserver au sec ; pour manger, tremper brièvement dans l'eau, le vin coupé ou un bouillon.
Comment on faisait : Le paximadion (qui a donné le grec moderne paximadi et l'italien pan biscotto) était la base de l'alimentation de voyage byzantine. Sa double cuisson chassait toute humidité, lui assurant une conservation de plusieurs mois — indispensable pour armées, marins et missionnaires.
Le twist contemporain : Frotté d'ail et d'huile d'olive, garni de tomates l'été (clin d'œil hors d'époque !), il devient le dakos crétois moderne, descendant direct du paximadion.
Cyrille et Méthode · Charactorium