retournerGalette d'orge à la meule
Galette d'orge à la meule
Pourquoi ce plat ? C'est le pain de chaque jour dans la vallée de Soreq où vivait Dalila, moulu à la main sur la meule de pierre. Et c'est une cruauté du sort : Samson trahi et aveuglé fut condamné à tourner la meule des prisonniers à Gaza — la même pierre qui donne ce pain quotidien.
Une galette plate d'orge, cuite sur une pierre brûlante ou contre la paroi d'un four en terre, à peine levée, dorée et croustillante aux bords. On la rompt à la main pour saisir l'huile et les olives.
Approche, étranger, et ne crains rien de mes mains. Vois cette meule : matin après matin j'y verse l'orge, je pousse la pierre, et la farine coule comme du sable doux. Je la pétris d'eau et d'un pincée de sel, je l'étale fine comme une feuille, et je la jette sur la pierre du foyer — écoute-la chanter ! Trempe-la dans l'huile verte, mon bel ami, car un homme se laisse plus aisément retenir par un bon pain que par de belles paroles.
- •Farine d'orge moulue à la meule — deux poignées par galette (base)
- •Eau de source — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Huile d'olive — un filet (service)
Galette d'orge à la meule
Une galette plate d'orge, cuite sur une pierre brûlante ou contre la paroi d'un four en terre, à peine levée, dorée et croustillante aux bords. On la rompt à la main pour saisir l'huile et les olives.
Pourquoi ce plat ? C'est le pain de chaque jour dans la vallée de Soreq où vivait Dalila, moulu à la main sur la meule de pierre. Et c'est une cruauté du sort : Samson trahi et aveuglé fut condamné à tourner la meule des prisonniers à Gaza — la même pierre qui donne ce pain quotidien.
Approche, étranger, et ne crains rien de mes mains. Vois cette meule : matin après matin j'y verse l'orge, je pousse la pierre, et la farine coule comme du sable doux. Je la pétris d'eau et d'un pincée de sel, je l'étale fine comme une feuille, et je la jette sur la pierre du foyer — écoute-la chanter ! Trempe-la dans l'huile verte, mon bel ami, car un homme se laisse plus aisément retenir par un bon pain que par de belles paroles.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge moulue à la meule — deux poignées par galette (base)
- Eau de source — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Huile d'olive — un filet (service)
Ingrédients
- Farine d'orge — 250 g (base)
- Farine de blé complet — 50 g (facilite la tenue) (base)
- Eau tiède — 180 ml (liant)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Huile d'olive vierge — pour servir (service)
Préparation
- Mélanger les farines et le sel, ajouter l'eau peu à peu jusqu'à une pâte souple non collante.
- Pétrir 5 minutes, laisser reposer 30 minutes sous un linge.
- Diviser en boules, étaler très finement au rouleau (3-4 mm).
- Cuire 2 à 3 minutes par face sur une pierre ou une poêle en fonte très chaude, sans matière grasse, jusqu'à l'apparition de cloques dorées.
- Servir tiède, arrosée d'huile d'olive.
Comment on faisait : L'orge, plus rustique et moins chère que le blé, était la céréale du pauvre et du quotidien. On la moulait chaque jour à la meule domestique (un travail de femme), et on cuisait les galettes sur une pierre chaude (le 'tabun') faute de four à chaque maison.
Le twist contemporain : Saupoudre d'un peu de za'atar (hysope, sésame, sumac) avant de servir : un clin d'œil aux saveurs qui parfumaient déjà ces collines.
Sources : Livre des Juges 16 (Bible hébraïque) · Nathan MacDonald, *What Did the Ancient Israelites Eat?*, Eerdmans, 2008
Dalila · Charactorium





