Insima ne ifisashi (nshima aux feuilles en sauce d'arachide)
Une pâte de maïs blanc, lisse et ferme, qu'on roule en boulettes pour ramasser des feuilles vertes mijotées dans une sauce épaisse à l'arachide pilée. Rustique, rassasiant, profondément zambien.
Une pâte de maïs blanc, lisse et ferme, qu'on roule en boulettes pour ramasser des feuilles vertes mijotées dans une sauce épaisse à l'arachide pilée. Rustique, rassasiant, profondément zambien.
Vous croyez peut-être que l'Afrique ne se nourrit que de ce qu'on lui donne ? Détrompez-vous. Chez nous, à Lusaka, on plante, on pile, on cuisine. Je vous montre comment ma famille préparait l'ifisashi : on grille les arachides, on les écrase jusqu'à la poudre, et on les jette sur des feuilles vertes qui fondent doucement. Vous façonnez la nshima d'une main ferme, vous la trempez dans la sauce, et vous comprenez qu'une économie commence toujours par ce qu'un peuple sait faire pousser et cuisiner lui-même.
- •Farine de maïs blanc (mealie-meal) — à volonté (socle, la nshima)
- •Feuilles vertes (chibwabwa/feuilles de courge, ou épinard, blette) — une grosse botte (le munani)
- •Arachides grillées pilées — une bonne poignée (liant et signature)
- •Oignon — un (base aromatique)
- •Tomate — deux (sauce)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Insima ne ifisashi (nshima aux feuilles en sauce d'arachide)
Une pâte de maïs blanc, lisse et ferme, qu'on roule en boulettes pour ramasser des feuilles vertes mijotées dans une sauce épaisse à l'arachide pilée. Rustique, rassasiant, profondément zambien.
Pourquoi ce plat ? C'est le plat de tous les jours en Zambie, celui de Lusaka où Dambisa Moyo a grandi avant Oxford et Harvard. L'ifisashi — feuilles vertes liées à la pâte d'arachide — est le munani populaire par excellence, le repas familial nourrissant et bon marché que connaît chaque foyer zambien.
Vous croyez peut-être que l'Afrique ne se nourrit que de ce qu'on lui donne ? Détrompez-vous. Chez nous, à Lusaka, on plante, on pile, on cuisine. Je vous montre comment ma famille préparait l'ifisashi : on grille les arachides, on les écrase jusqu'à la poudre, et on les jette sur des feuilles vertes qui fondent doucement. Vous façonnez la nshima d'une main ferme, vous la trempez dans la sauce, et vous comprenez qu'une économie commence toujours par ce qu'un peuple sait faire pousser et cuisiner lui-même.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de maïs blanc (mealie-meal) — à volonté (socle, la nshima)
- Feuilles vertes (chibwabwa/feuilles de courge, ou épinard, blette) — une grosse botte (le munani)
- Arachides grillées pilées — une bonne poignée (liant et signature)
- Oignon — un (base aromatique)
- Tomate — deux (sauce)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine de maïs blanc fine (mealie-meal ou polenta fine blanche) — 300 g (nshima)
- Eau — 1 L environ (cuisson de la nshima)
- Épinards ou blettes — 500 g (feuilles)
- Beurre de cacahuète non sucré (ou arachides grillées mixées) — 4 c. à soupe (sauce d'arachide)
- Oignon — 1 (aromate)
- Tomates — 2 (sauce)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Lavez et émincez les feuilles vertes ; hachez l'oignon et les tomates.
- Faites suer l'oignon dans un peu d'eau ou d'huile, ajoutez les tomates et laissez réduire 5 min.
- Ajoutez les feuilles, un verre d'eau, le sel, et laissez compoter 10 min.
- Délayez le beurre de cacahuète dans une louche d'eau chaude puis incorporez-le aux feuilles ; laissez épaissir 5 min sans remuer fort.
- Pour la nshima : portez l'eau à ébullition, versez peu à peu la moitié de la farine en fouettant pour une bouillie, laissez cuire 5 min.
- Ajoutez le reste de farine en travaillant à la cuillère en bois jusqu'à une pâte lisse et ferme qui se décolle ; cuisez encore 5 min.
- Servez la nshima en mottes à côté de l'ifisashi ; mangez à la main en pinçant les feuilles avec la pâte.
Comment on faisait : Avant le maïs (introduit en Afrique après 1492), la pâte-socle se faisait de millet et de sorgho — c'est l'ubwali traditionnel. Le maïs blanc s'est imposé au XXe siècle et la nshima est devenue l'emblème national. Les feuilles cueillies au jardin et l'arachide pilée au mortier composaient le munani le plus courant des foyers.
Le twist contemporain : Servir la nshima moulée à l'emporte-pièce en dôme net, l'ifisashi en miroir vert et quelques arachides concassées torréfiées sur le dessus, façon assiette de bistro panafricain.
Dambisa Moyo · Charactorium

