La carte de Abra
Adobong baboy (adobo de porc)
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Ulam (plat-socle servi sur le riz)

Adobong baboy (adobo de porc)

QuotidienDocumentée🧂 🍋 🍄facile1 h 15
Ulam (plat-socle servi sur le riz)

Adobong baboy (adobo de porc)

Pourquoi ce plat ? L'adobo est le plat philippin par excellence, celui qu'on mange à la maison comme dans tous les carinderia de Manila. Pour un jeune citadin comme Abra qui enchaîne les sessions studio, c'est le réflexe réconfort : ça mijote tout seul, ça se garde, et ça se partage avec le crew autour d'un grand bol de riz.

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Ulam (plat-socle servi sur le riz)

Du porc mariné puis mijoté dans le vinaigre, la sauce soja, l'ail et le poivre, jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse et brillante. Le vinaigre, en réduisant, perd son agressivité et laisse une profondeur aigre-salée irrésistible.

Frère, l'adobo c'est la base, le plat qu'on connaît tous depuis tout petit. Chez moi à Manila, on laissait le porc baigner dans le suka et le toyo, on mettait l'ail, le poivre en grains, la feuille de laurier, et on laissait faire — pas besoin de surveiller, ça mijote pendant qu'on bosse les rimes. Le truc, c'est de ne pas remuer trop vite au début, sinon le vinaigre pique trop ; tu le laisses bouillir tranquille et après ça devient doux. Quand la sauce colle à la cuillère et brille, tu sais que c'est prêt. On posait la marmite au milieu, du riz fumant, et tout le monde se servait — c'est ça l'esprit, on mange ensemble.
Abra
Ingrédients
  • Poitrine et épaule de porcun bon morceau pour le groupe (viande)
  • Vinaigre de canne (suka)une bonne rasade (acidité, conservation)
  • Sauce soja (toyo)à part égale du vinaigre (salinité, couleur)
  • Ailune tête entière (aromate)
  • Grains de poivre noirune pincée généreuse (épice)
  • Feuilles de laurierquelques-unes (aromate)
Comment on faisait : Avant les frigos, faire cuire la viande dans le vinaigre était une méthode de conservation sous le climat tropical — d'où le nom « adobo » donné par les Espagnols (de adobar, mariner). La technique aigre-salée est pourtant antérieure à la colonisation ; les Philippins cuisaient déjà la viande dans le vinaigre et le sel.
Sources : Doreen G. Fernandez, Tikim: Essays on Philippine Food and Culture, 1994 · Amy Besa & Romy Dorotan, Memories of Philippine Kitchens, 2006

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