Bouillon de simples du lac, à l'orge et au verjus
Un bouillon doré d'orge longuement mijoté avec poireaux et herbes médicinales (sauge, mélisse), relevé d'un trait de verjus. Réconfortant, légèrement amer, fortifiant : le soin liquide des fées guérisseuses.
Un bouillon doré d'orge longuement mijoté avec poireaux et herbes médicinales (sauge, mélisse), relevé d'un trait de verjus. Réconfortant, légèrement amer, fortifiant : le soin liquide des fées guérisseuses.
Tu es pâle, voyageur, et tes forces t'ont quitté au bord de mon onde. Bois ceci lentement : c'est l'orge de mes champs, longuement cuite avec la sauge qui chasse les fièvres et la mélisse qui apaise le cœur. J'y ajoute un trait de verjus pour réveiller ton sang. C'est ainsi que j'ai nourri Lancelot quand il n'était qu'un enfant tiré des eaux — et regarde quel chevalier il est devenu. Une écuelle par jour, et tu repartiras debout.
- •Orge mondé — une poignée (base nourrissante)
- •Poireaux — quelques-uns (fondant et douceur)
- •Sauge et mélisse — quelques brins (herbes de soin)
- •Verjus — un trait (acidité tonique)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Bouillon de simples du lac, à l'orge et au verjus
Un bouillon doré d'orge longuement mijoté avec poireaux et herbes médicinales (sauge, mélisse), relevé d'un trait de verjus. Réconfortant, légèrement amer, fortifiant : le soin liquide des fées guérisseuses.
Pourquoi ce plat ? La Dame du Lac n'est pas qu'enchanteresse : elle élève et guérit. C'est elle qui recueille Lancelot enfant et le rend fort. Ce bouillon réparateur d'orge et d'herbes amères — un « restaurant » au sens médiéval, qui restaure les forces — est le breuvage qu'une fée guérisseuse tend à qui sort affaibli des eaux.
Tu es pâle, voyageur, et tes forces t'ont quitté au bord de mon onde. Bois ceci lentement : c'est l'orge de mes champs, longuement cuite avec la sauge qui chasse les fièvres et la mélisse qui apaise le cœur. J'y ajoute un trait de verjus pour réveiller ton sang. C'est ainsi que j'ai nourri Lancelot quand il n'était qu'un enfant tiré des eaux — et regarde quel chevalier il est devenu. Une écuelle par jour, et tu repartiras debout.
Ingrédients (version d’époque)
- Orge mondé — une poignée (base nourrissante)
- Poireaux — quelques-uns (fondant et douceur)
- Sauge et mélisse — quelques brins (herbes de soin)
- Verjus — un trait (acidité tonique)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Orge perlé — 80 g (base du bouillon)
- Poireaux — 2 (légume fondant)
- Sauge fraîche — 4 feuilles (herbe aromatique et digestive)
- Mélisse (ou à défaut menthe douce) — quelques feuilles (parfum apaisant)
- Verjus (ou jus de citron dilué) — 1 c. à soupe (acidité)
- Eau ou bouillon de légumes — 1,2 litre (liquide)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Rince l'orge et fais-le cuire dans l'eau salée à petits frémissements pendant 40 min.
- Ajoute les poireaux émincés et la sauge ; poursuis la cuisson 20 min, jusqu'à ce que l'orge soit tendre et le bouillon doré.
- Hors du feu, ajoute la mélisse ciselée et le verjus pour réveiller les saveurs.
- Rectifie le sel et sers très chaud, en bol, comme un breuvage réconfortant.
Comment on faisait : L'orge, céréale la plus ancienne et la plus humble, formait la base des bouillies et bouillons du peuple médiéval. Les « restaurants » étaient des bouillons concentrés censés restaurer les malades et les affaiblis. La médecine des simples — herbes comme la sauge (salvia, « qui sauve ») ou la mélisse — relevait à la fois de la cuisine et du soin, souvent entre les mains des femmes et des « savantes » que la légende transforme en fées.
Le twist contemporain : Sers dans un bol sombre avec une feuille de sauge frite posée à la surface comme une feuille tombée sur l'eau du lac, et un filet d'huile vert herbe en spirale.
Dame du Lac · Charactorium