Le biscuit de mer (ship's biscuit)
Une galette de farine et d'eau, cuite deux fois jusqu'à devenir dure comme du bois, qui se conservait des années. Les marins la trempaient dans leur soupe ou la cognaient sur la table pour en déloger les charançons.
Une galette de farine et d'eau, cuite deux fois jusqu'à devenir dure comme du bois, qui se conservait des années. Les marins la trempaient dans leur soupe ou la cognaient sur la table pour en déloger les charançons.
Approche, terrien, et n'aie pas peur du vieux Davy. Ce pain-là, mes garçons le frappaient trois fois sur le banc avant d'y mordre — pour que les bestioles décampent, vois-tu. Dur comme ma poigne, il l'était, et il fallait le noyer dans la soupe pour ne point y laisser ses dents. Mais c'est lui qui les tenait debout d'un port à l'autre… jusqu'au jour où je les prenais pour mon coffre.
- •Farine de froment — à volonté (base)
- •Eau — juste assez pour lier (liant)
- •Sel de mer — une pincée (conservation et goût)
Le biscuit de mer (ship's biscuit)
Une galette de farine et d'eau, cuite deux fois jusqu'à devenir dure comme du bois, qui se conservait des années. Les marins la trempaient dans leur soupe ou la cognaient sur la table pour en déloger les charançons.
Pourquoi ce plat ? C'est le vivre de base de tout marin que guettait Davy Jones : un pain dur comme la pierre, cuit pour durer des mois en cale humide. Chaque homme englouti dans le coffre du fond avait, sa vie durant, rongé ce biscuit en comptant les lieues.
Approche, terrien, et n'aie pas peur du vieux Davy. Ce pain-là, mes garçons le frappaient trois fois sur le banc avant d'y mordre — pour que les bestioles décampent, vois-tu. Dur comme ma poigne, il l'était, et il fallait le noyer dans la soupe pour ne point y laisser ses dents. Mais c'est lui qui les tenait debout d'un port à l'autre… jusqu'au jour où je les prenais pour mon coffre.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — à volonté (base)
- Eau — juste assez pour lier (liant)
- Sel de mer — une pincée (conservation et goût)
Ingrédients
- Farine de blé (T65) — 500 g (base)
- Eau — 200 ml environ (liant)
- Sel — 1 cuillère à café (conservation et goût)
Préparation
- Mélangez la farine et le sel, puis ajoutez l'eau peu à peu pour former une pâte très ferme et sèche.
- Pétrissez longuement, abaissez sur 1 cm d'épaisseur et découpez des carrés ou des ronds.
- Piquez généreusement chaque biscuit à la fourchette pour éviter qu'il ne gonfle.
- Enfournez à 160 °C pendant 30 minutes, puis baissez à 120 °C encore 30 minutes pour bien dessécher.
- Laissez refroidir et durcir complètement à l'air libre. Trempez dans une soupe ou un thé avant de croquer.
Comment on faisait : Le biscuit (« hardtack ») était cuit deux fois — d'où le mot « bis-cuit » — pour en chasser toute humidité. Conservé au sec, il durait des années, mais finissait toujours par héberger des charançons que les marins mangeaient avec, faute de mieux, de préférence dans le noir.
Le twist contemporain : Saupoudrez de fleur de sel et de romarin avant cuisson pour en faire un cracker rustique à servir avec une soupe de poisson.
Davy Jones · Charactorium


