La carte de Davy Jones
Le biscuit de mer (ship's biscuit)
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Ration de soute — le pain du large

Le biscuit de mer (ship's biscuit)

VoyageDocumentée🧂 ☕facile1 h 15 min
Ration de soute — le pain du large

Le biscuit de mer (ship's biscuit)

Pourquoi ce plat ? C'est le vivre de base de tout marin que guettait Davy Jones : un pain dur comme la pierre, cuit pour durer des mois en cale humide. Chaque homme englouti dans le coffre du fond avait, sa vie durant, rongé ce biscuit en comptant les lieues.

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Ration de soute — le pain du large

Une galette de farine et d'eau, cuite deux fois jusqu'à devenir dure comme du bois, qui se conservait des années. Les marins la trempaient dans leur soupe ou la cognaient sur la table pour en déloger les charançons.

Approche, terrien, et n'aie pas peur du vieux Davy. Ce pain-là, mes garçons le frappaient trois fois sur le banc avant d'y mordre — pour que les bestioles décampent, vois-tu. Dur comme ma poigne, il l'était, et il fallait le noyer dans la soupe pour ne point y laisser ses dents. Mais c'est lui qui les tenait debout d'un port à l'autre… jusqu'au jour où je les prenais pour mon coffre.
Davy Jones
Ingrédients
  • Farine de fromentà volonté (base)
  • Eaujuste assez pour lier (liant)
  • Sel de merune pincée (conservation et goût)
Comment on faisait : Le biscuit (« hardtack ») était cuit deux fois — d'où le mot « bis-cuit » — pour en chasser toute humidité. Conservé au sec, il durait des années, mais finissait toujours par héberger des charançons que les marins mangeaient avec, faute de mieux, de préférence dans le noir.

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