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Maza, la galette d'orge de l'atelier
Pourquoi ce plat ? Dédale est un artisan qui travaille de ses mains du matin au soir : la maza d'orge, pétrie sans cuisson longue, est le pain du peuple qui besogne, exactement le repas qui soutient un maître-bronzier penché sur ses moules à Athènes ou en Crète.
Une pâte d'orge grillé pétrie d'huile, d'eau et de sel, façonnée en galette dense que l'on trempe dans le vin ou que l'on mange avec olives et fromage. C'est l'aliment de base, frugal et nourrissant, des travailleurs grecs.
Écoute-moi, toi qui passes : avant de toucher le bronze ou la cire, l'artisan emplit son ventre de maza. Je grille l'orge sur la pierre chaude jusqu'à ce qu'il sente la noisette, je l'écrase au mortier, et de mes mains — ces mêmes mains qui ont taillé le Labyrinthe — je pétris la farine avec un filet d'huile et l'eau du puits. On ne cuit pas longtemps cette galette, jeune homme : on la mange un peu rude, trempée dans le vin coupé, et elle tient l'homme debout du lever du jour jusqu'à l'ouvrage achevé.
- •Farine d'orge grillé (alphita) — deux poignées par convive (socle)
- •Huile d'olive — un trait (liant et goût)
- •Eau de source — ce qu'il faut (hydratation)
- •Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Maza, la galette d'orge de l'atelier
Une pâte d'orge grillé pétrie d'huile, d'eau et de sel, façonnée en galette dense que l'on trempe dans le vin ou que l'on mange avec olives et fromage. C'est l'aliment de base, frugal et nourrissant, des travailleurs grecs.
Pourquoi ce plat ? Dédale est un artisan qui travaille de ses mains du matin au soir : la maza d'orge, pétrie sans cuisson longue, est le pain du peuple qui besogne, exactement le repas qui soutient un maître-bronzier penché sur ses moules à Athènes ou en Crète.
Écoute-moi, toi qui passes : avant de toucher le bronze ou la cire, l'artisan emplit son ventre de maza. Je grille l'orge sur la pierre chaude jusqu'à ce qu'il sente la noisette, je l'écrase au mortier, et de mes mains — ces mêmes mains qui ont taillé le Labyrinthe — je pétris la farine avec un filet d'huile et l'eau du puits. On ne cuit pas longtemps cette galette, jeune homme : on la mange un peu rude, trempée dans le vin coupé, et elle tient l'homme debout du lever du jour jusqu'à l'ouvrage achevé.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge grillé (alphita) — deux poignées par convive (socle)
- Huile d'olive — un trait (liant et goût)
- Eau de source — ce qu'il faut (hydratation)
- Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'orge (ou flocons d'orge mixés) — 200 g (socle)
- Huile d'olive vierge — 3 c. à soupe (liant et goût)
- Eau tiède — 100 à 130 ml (hydratation)
- Sel fin — 1 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Si vous partez de grains ou de flocons, faites-les torréfier à sec dans une poêle 3-4 min jusqu'à parfum de noisette, puis mixez en farine.
- Mélangez farine d'orge et sel, creusez un puits et versez l'huile.
- Ajoutez l'eau tiède peu à peu en pétrissant jusqu'à obtenir une pâte ferme et homogène.
- Façonnez des galettes épaisses d'un centimètre.
- Saisissez-les sur une plaque ou une poêle chaude 3-4 min par face, juste pour les raffermir.
- Servez tiède avec olives, fromage frais et un bol de vin coupé d'eau.
Comment on faisait : L'orge (krithê) était la céréale du grand nombre, moins chère que le blé. On en faisait l'alphita, farine d'orge torréfié, pétrie en maza non levée — un 'pain' sans four, attesté chez les médecins comme Galien et omniprésent dans les comédies d'Aristophane.
Le twist contemporain : Servie en mini-galettes 'pierre de Labyrinthe' rainurées au couteau, à tremper dans une huile d'olive AOP.
Sources : Galien, Sur les facultés des aliments, I (sur la krithê et l'alphita) · Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece, 1996
Dédale et Icare · Charactorium





