La carte de Dédale et Icare
Maza, la galette d'orge de l'atelier
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Sitos — le socle céréalier du deipnon

Maza, la galette d'orge de l'atelier

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Sitos — le socle céréalier du deipnon

Maza, la galette d'orge de l'atelier

Pourquoi ce plat ? Dédale est un artisan qui travaille de ses mains du matin au soir : la maza d'orge, pétrie sans cuisson longue, est le pain du peuple qui besogne, exactement le repas qui soutient un maître-bronzier penché sur ses moules à Athènes ou en Crète.

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Sitos — le socle céréalier du deipnon

Une pâte d'orge grillé pétrie d'huile, d'eau et de sel, façonnée en galette dense que l'on trempe dans le vin ou que l'on mange avec olives et fromage. C'est l'aliment de base, frugal et nourrissant, des travailleurs grecs.

Écoute-moi, toi qui passes : avant de toucher le bronze ou la cire, l'artisan emplit son ventre de maza. Je grille l'orge sur la pierre chaude jusqu'à ce qu'il sente la noisette, je l'écrase au mortier, et de mes mains — ces mêmes mains qui ont taillé le Labyrinthe — je pétris la farine avec un filet d'huile et l'eau du puits. On ne cuit pas longtemps cette galette, jeune homme : on la mange un peu rude, trempée dans le vin coupé, et elle tient l'homme debout du lever du jour jusqu'à l'ouvrage achevé.
— Dédale et Icare
Ingrédients
  • •Farine d'orge grillé (alphita) — deux poignées par convive (socle)
  • •Huile d'olive — un trait (liant et goût)
  • •Eau de source — ce qu'il faut (hydratation)
  • •Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : L'orge (krithê) était la céréale du grand nombre, moins chère que le blé. On en faisait l'alphita, farine d'orge torréfié, pétrie en maza non levée — un 'pain' sans four, attesté chez les médecins comme Galien et omniprésent dans les comédies d'Aristophane.
Sources : Galien, Sur les facultés des aliments, I (sur la krithê et l'alphita) · Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece, 1996

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