La carte de Dogen
Mets soigné de la cuisine shōjin pour les hôtes

Goma-dōfu — « tofu » de sésame au kuzu

FestifReconstitution🍄moyen45 min + repos

Un « tofu » crémeux et nacré qui n'est pas du tofu : du sésame broyé, lié au kuzu et longuement travaillé jusqu'à devenir une gelée fondante, servie avec un trait de sauce de soja et une pointe de wasabi. La grande pièce de la table monastique des jours d'honneur.

Mets soigné de la cuisine shōjin pour les hôtes

Un « tofu » crémeux et nacré qui n'est pas du tofu : du sésame broyé, lié au kuzu et longuement travaillé jusqu'à devenir une gelée fondante, servie avec un trait de sauce de soja et une pointe de wasabi. La grande pièce de la table monastique des jours d'honneur.

Quand un maître venu de loin franchissait notre seuil, je voulais lui offrir le meilleur sans verser une goutte de sang. Alors je broyais le sésame jusqu'à l'huile, je le mariais au kuzu de la montagne, et je tournais, je tournais sans relâche sur la flamme jusqu'à ce que la pâte chante sous la spatule. Ne te lasse jamais de remuer : c'est dans cette patience que le sésame devient soie. Présente-le frais, à peine relevé — la simplicité, vois-tu, est le comble du soin.
Dogen
Ingrédients
  • Graines de sésame blancun bol (base grasse et parfumée)
  • Fécule de kuzu (arrow-root de montagne)deux mesures (liant gélifiant)
  • Eau de sourceselon le liant (dilution)
  • Sauce de soja (shōyu)un filet (assaisonnement au service)
  • Wasabi frais râpéune pointe (accent piquant végétal)
Comment on faisait : Faute de fouets et de mixeurs, le moine cuisinier (tenzo) broyait le sésame au mortier suribachi pendant de longues minutes, puis tournait la préparation à la main sur des braises : un travail de force et de patience considéré comme une forme de méditation active.
Sources : Tradition shōjin ryōri des monastères zen japonais · Dōgen, Tenzo Kyōkun