La carte de Aïcha
Tharîd à l'agneau et au pain d'orge
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Plat du grand plat commun (sayyid al-ta'âm, « le maître des nourritures »)

Tharîd à l'agneau et au pain d'orge

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Plat du grand plat commun (sayyid al-ta'âm, « le maître des nourritures »)

Tharîd à l'agneau et au pain d'orge

Pourquoi ce plat ? Le tharîd est LE plat attaché à Aïcha : un hadîth célèbre compare son rang parmi les femmes à celui du tharîd parmi les nourritures. Émietter le pain dans le bouillon était la façon médinoise d'honorer un invité et de nourrir beaucoup de monde avec peu de viande — une scène de sa propre maison.

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Plat du grand plat commun (sayyid al-ta'âm, « le maître des nourritures »)

Du pain d'orge brisé en morceaux, noyé dans un bouillon de viande et de courge-bouteille fondante, puis surmonté de morceaux d'agneau. Un plat unique, généreux, mangé à plusieurs mains dans le même plat — le sommet de l'hospitalité du Prophète.

Approche-toi de la sufra, et mange de ce qui est devant toi. Chez nous, quand venait un hôte, on ne lui servait pas la viande seule, car la viande était rare ; on brisait le pain d'orge au fond du plat et on versait dessus le bouillon brûlant, pour que chacun soit rassasié. J'ai vu mon époux préférer cette part de courge qui nageait dans le jus — alors je la lui poussais du bout des doigts. Sache que la main qui partage le tharîd est plus haute que celle qui le mange seule.
Aïcha
Ingrédients
  • Pain d'orge rassis (khubz sha'îr)plusieurs galettes (socle qui boit le bouillon)
  • Viande d'agneau ou de chèvre sur l'osun beau morceau (richesse du jour de fête)
  • Courge-bouteille (qar', dubbâ')à volonté (légume fondant aimé du Prophète)
  • Oignon et ailselon le foyer (fond aromatique)
  • Sel, cumin, un peu de poivre noir d'Indeune pincée (assaisonnement des plus aisés)
Comment on faisait : À l'époque, le tharîd se faisait souvent sans légume, simple pain trempé de bouillon, car la viande comme la courge restaient des produits de fête. Le poivre venait d'Inde par les caravanes et signalait une maison à l'aise ; la plupart se contentaient du sel et du cumin.
Sources : Sahîh al-Bukhârî, hadîths sur le tharîd et la courge (qar') · M. Rodinson, « Recherches sur les documents arabes relatifs à la cuisine »

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