La carte de Abou Bakr as-Siddiq
Tharid d'orge au mouton (pain trempé du calife)
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Plat d'honneur de la sufra — le mets le plus aimé, servi dans un grand plat commun

Tharid d'orge au mouton (pain trempé du calife)

FestifReconstitution🧂 🍄moyen2 h 30
Plat d'honneur de la sufra — le mets le plus aimé, servi dans un grand plat commun

Tharid d'orge au mouton (pain trempé du calife)

Pourquoi ce plat ? Le tharid — pain émietté dans un bouillon de viande — était, selon la tradition, le plat préféré du Prophète, dont Abou Bakr fut le compagnon le plus proche et l'hôte. À Médine, lors d'une réception ou de l'arrivée d'un visiteur, on tuait un mouton et l'on préparait ce plat partagé où le pain d'orge du calife rencontrait la viande des jours fastes.

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Plat d'honneur de la sufra — le mets le plus aimé, servi dans un grand plat commun

Un bouillon parfumé de mouton dans lequel on émiette du pain d'orge, qui s'imbibe et fond en bouchées tendres. Plat unique, généreux, mangé à plusieurs mains dans le même récipient.

Approche, et assieds-toi sur la natte avec nous, car nul ne mange seul à ma table. Vois ce pain d'orge que j'émiette de mes doigts dans le bouillon du mouton — c'est le mets que le Messager de Dieu, sur lui la paix, aimait par-dessus tout, et moi je l'ai servi cent fois sous le toit de Médine. Mange de ce qui est devant toi, de la main droite, et laisse le sel et la graisse fondre le pain. Celui qui partage son plat n'a jamais faim au cœur.
Abou Bakr as-Siddiq
Ingrédients
  • Pain d'orge (khubz cha'ir) un peu rassisplusieurs galettes (base qui s'imbibe du bouillon)
  • Épaule ou collier de moutonun beau morceau avec os (viande et bouillon)
  • Oignonquelques-uns (fond aromatique)
  • Graisse de queue de moutonselon abondance (richesse)
  • Cumin, coriandre en grain, poivre noirune pincée de chaque (parfum)
  • Sel, eau de puitsà goût (cuisson)
Comment on faisait : Le tharid (ou tharîd) est l'un des plats les plus anciennement attestés de la cuisine arabe ; on l'évoque comme le mets de prédilection du Prophète. L'orge, céréale du pauvre et du désert, était plus courante que le blé à Médine. On mangeait à même le grand plat, à la main droite, en commençant par le bord le plus proche de soi.
Sources : Maxime Rodinson, « Recherches sur les documents arabes relatifs à la cuisine », Revue des études islamiques, 1949 · Lilia Zaouali, L'Islam de marché : une histoire de la cuisine arabe médiévale, 2007

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