Confiture de coings en réserve
Une confiture ambrée de coings cuits longuement avec du sucre, qui prend naturellement grâce à la pectine du fruit. On la coule chaude en pots qu'on retourne pour les conserver des mois.
Une confiture ambrée de coings cuits longuement avec du sucre, qui prend naturellement grâce à la pectine du fruit. On la coule chaude en pots qu'on retourne pour les conserver des mois.
À l'automne, quand le marché regorgeait de coings tout duveteux, j'en rapportais plein mon panier. C'est un fruit ingrat à éplucher, dur comme du bois, mais quel parfum dès qu'il chauffe ! Je le cuis longtemps, jusqu'à ce que la chair vire au rose puis à l'ambre, et il prend tout seul, sans rien ajouter. Je remplis mes pots brûlants, je les retourne couvercle en bas, et me voilà tranquille pour l'hiver : on n'est jamais à court de quoi garnir une tartine quand on a fait ses réserves.
- •Coings — plein un panier (fruit)
- •Sucre — à poids égal de fruit cuit (conservation, douceur)
- •Eau — pour la première cuisson (cuisson)
- •Citron — 1 (acidité, prise)
Confiture de coings en réserve
Une confiture ambrée de coings cuits longuement avec du sucre, qui prend naturellement grâce à la pectine du fruit. On la coule chaude en pots qu'on retourne pour les conserver des mois.
Pourquoi ce plat ? La ménagère des années 1950 mettait l'automne en bocaux pour traverser l'hiver ; la confiture de coings, parfumée et ferme, était de celles qu'on rangeait fièrement dans le buffet pour 'avoir de l'avance' et garnir les tartines toute l'année.
À l'automne, quand le marché regorgeait de coings tout duveteux, j'en rapportais plein mon panier. C'est un fruit ingrat à éplucher, dur comme du bois, mais quel parfum dès qu'il chauffe ! Je le cuis longtemps, jusqu'à ce que la chair vire au rose puis à l'ambre, et il prend tout seul, sans rien ajouter. Je remplis mes pots brûlants, je les retourne couvercle en bas, et me voilà tranquille pour l'hiver : on n'est jamais à court de quoi garnir une tartine quand on a fait ses réserves.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings — plein un panier (fruit)
- Sucre — à poids égal de fruit cuit (conservation, douceur)
- Eau — pour la première cuisson (cuisson)
- Citron — 1 (acidité, prise)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (chair épluchée) (fruit)
- Sucre cristallisé — 750 g (conservation, douceur)
- Eau — 500 ml (cuisson)
- Jus de citron — 1 citron (acidité, prise)
Préparation
- Éplucher les coings, retirer le cœur et couper la chair en morceaux (réserver pépins et peaux dans une mousseline, riches en pectine).
- Cuire les morceaux dans l'eau avec la mousseline 30 minutes jusqu'à tendreté.
- Retirer la mousseline, ajouter le sucre et le jus de citron.
- Laisser cuire à frémissement 30 à 45 minutes jusqu'à ce que la confiture nappe la cuillère et rosisse.
- Couler bouillant dans des pots ébouillantés, fermer et retourner jusqu'à refroidissement.
Comment on faisait : Le coing, très riche en pectine, prend en gelée ou en confiture sans gélifiant ajouté — d'où sa popularité ancienne pour la pâte de coing (cotignac) et les confitures de garde, bien avant les sucres 'spécial confiture' modernes.
Le twist contemporain : Une gousse de vanille ou un bâton de cannelle dans la cuisson, et quelques pots offerts avec une étiquette manuscrite, à la manière d'autrefois.
Dominique Lemor · Charactorium