La carte de Draupadi
Krishara — riz et lentilles fondus au ghee et au cumin
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Anna-supa : le socle riz + légumineuse du repas quotidien

Krishara — riz et lentilles fondus au ghee et au cumin

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile35 min
Anna-supa : le socle riz + légumineuse du repas quotidien

Krishara — riz et lentilles fondus au ghee et au cumin

Pourquoi ce plat ? Le krishara (ancêtre de la khichdi) est le plat de riz et de lentilles que la tradition associe à la nourriture pure et nourrissante des Pandava ; durant les longues années d'exil forestier, c'est ce mélange simple, sorti chaque jour du vase akshaya patra, qui rassasiait Draupadi, ses cinq époux et leurs hôtes.

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Anna-supa : le socle riz + légumineuse du repas quotidien

Un seul pot où riz et lentilles mungo cuisent ensemble jusqu'à fondre, parfumés au cumin et à l'asafoetida grillés dans le ghee, couronnés d'un filet de beurre clarifié. Réconfortant, digeste, c'est le plat que l'on mange tous les jours sans s'en lasser.

Approche, et assieds-toi sur la natte. Je suis née du feu sacrificiel, reine du Panchâla, épouse des cinq fils de Pandu — mais sache qu'au cœur de la forêt, dépouillée de mon palais, c'est ce riz uni aux lentilles qui nous a tenus debout. Je faisais grésiller le cumin dans le ghee fondu jusqu'à ce que la hutte tout entière en soit emplie, puis je versais le riz et le dal pour qu'ils s'unissent comme s'unissent les époux. Mange-le brûlant, du bout des doigts : la simplicité, vois-tu, est aussi une forme de dignité.
Draupadi
Ingrédients
  • Riz blancune mesure (céréale de base)
  • Lentilles mungo décortiquées (mung dal)une demi-mesure (légumineuse)
  • Ghee (beurre clarifié)à discrétion (matière grasse, onction finale)
  • Graines de cuminune pincée généreuse (aromate)
  • Asafoetida (hing)un soupçon (aromate, aide à la digestion)
  • Gingembre fraisun morceau (aromate)
  • Curcumaune pincée (couleur et chaleur)
  • Selselon le goût (saveur salée)
Comment on faisait : À l'époque épique, le krishara se cuisait dans une marmite de terre sur un foyer de bois, le ghee étant à la fois cuisson et offrande aux dieux. Pas de tomate ni de piment (inconnus en Inde avant le XVIe siècle) : la chaleur venait du gingembre, du poivre long et du poivre noir, et l'asafoetida remplaçait l'ail et l'oignon proscrits par la pureté rituelle.
Sources : K.T. Achaya, Indian Food: A Historical Companion, Oxford University Press, 1994

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