La carte de Eddie Mabo
Kaikai jardin (féculent du jardin)

Taro bouilli au lait de coco sucré

QuotidienDocumentée🍯facile35 min

Morceaux de taro bouillis puis nappés de lait de coco sucré, un en-cas nourrissant et doux qui accompagnait le quotidien des insulaires. Simple, réconfortant, lié à la terre cultivée.

Kaikai jardin (féculent du jardin)

Morceaux de taro bouillis puis nappés de lait de coco sucré, un en-cas nourrissant et doux qui accompagnait le quotidien des insulaires. Simple, réconfortant, lié à la terre cultivée.

Le taro, c'est pas juste un légume pour nous. Chaque famille a ses parcelles, délimitées par les murets de pierre que nos ancêtres ont construits. Mon père me montrait notre jardin, il me disait : cette terre, c'est la nôtre depuis toujours. Quand je cultivais le taro à Townsville, dans le jardin de l'université, les gens comprenaient pas pourquoi ça comptait autant. Mais chaque tubercule que tu plantes, c'est un acte de propriété. Tu arroses le taro avec du coco frais, et voilà, c'est bon, c'est chez toi.
Eddie Mabo
Ingrédients
  • Taro du jardinplusieurs tubercules (base féculente)
  • Noix de coco fraîche1 noix, râpée et pressée (sauce sucrée)
  • Sucre de canne (si disponible)un peu (douceur)
Comment on faisait : Le taro (colocasia) était la culture vivrière centrale des îles du détroit de Torres. Les jardins étaient organisés en parcelles familiales héréditaires, délimitées par des murets de pierre — c'est précisément la transmission de ces parcelles que Mabo a défendue devant les tribunaux. Le taro bouilli au coco était un aliment de base, mangé à tout moment de la journée.
Sources : Shnukal, Anna, 'Pacific Islanders and the Queensland Labour Trade', Aboriginal and Torres Strait Islander Studies Unit, University of Queensland, 2001 · Loos, Noel & Mabo, Koiki, 'Edward Koiki Mabo: His Life and Struggle for Land Rights', University of Queensland Press, 1996

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