Taro bouilli au lait de coco sucré
Morceaux de taro bouillis puis nappés de lait de coco sucré, un en-cas nourrissant et doux qui accompagnait le quotidien des insulaires. Simple, réconfortant, lié à la terre cultivée.
Morceaux de taro bouillis puis nappés de lait de coco sucré, un en-cas nourrissant et doux qui accompagnait le quotidien des insulaires. Simple, réconfortant, lié à la terre cultivée.
Le taro, c'est pas juste un légume pour nous. Chaque famille a ses parcelles, délimitées par les murets de pierre que nos ancêtres ont construits. Mon père me montrait notre jardin, il me disait : cette terre, c'est la nôtre depuis toujours. Quand je cultivais le taro à Townsville, dans le jardin de l'université, les gens comprenaient pas pourquoi ça comptait autant. Mais chaque tubercule que tu plantes, c'est un acte de propriété. Tu arroses le taro avec du coco frais, et voilà, c'est bon, c'est chez toi.
- •Taro du jardin — plusieurs tubercules (base féculente)
- •Noix de coco fraîche — 1 noix, râpée et pressée (sauce sucrée)
- •Sucre de canne (si disponible) — un peu (douceur)
Taro bouilli au lait de coco sucré
Morceaux de taro bouillis puis nappés de lait de coco sucré, un en-cas nourrissant et doux qui accompagnait le quotidien des insulaires. Simple, réconfortant, lié à la terre cultivée.
Pourquoi ce plat ? Eddie Mabo était jardinier — c'est en cultivant un jardin de taro et d'igname à l'université James Cook de Townsville qu'il a pris conscience que ses droits fonciers sur Mer étaient niés. Le taro était la culture-clé des jardins familiaux de l'île, délimités par des murets de pierre hérités de génération en génération.
Le taro, c'est pas juste un légume pour nous. Chaque famille a ses parcelles, délimitées par les murets de pierre que nos ancêtres ont construits. Mon père me montrait notre jardin, il me disait : cette terre, c'est la nôtre depuis toujours. Quand je cultivais le taro à Townsville, dans le jardin de l'université, les gens comprenaient pas pourquoi ça comptait autant. Mais chaque tubercule que tu plantes, c'est un acte de propriété. Tu arroses le taro avec du coco frais, et voilà, c'est bon, c'est chez toi.
Ingrédients (version d’époque)
- Taro du jardin — plusieurs tubercules (base féculente)
- Noix de coco fraîche — 1 noix, râpée et pressée (sauce sucrée)
- Sucre de canne (si disponible) — un peu (douceur)
Ingrédients
- Taro — 500 g (base féculente)
- Lait de coco — 250 ml (sauce)
- Sucre de canne blond — 2 c. à soupe (douceur)
- Pincée de sel — 1 pincée (exhausteur)
- Eau — suffisante pour couvrir (cuisson)
Préparation
- Éplucher le taro avec des gants (la sève peut irriter la peau), le couper en morceaux de 3 cm.
- Faire bouillir les morceaux de taro dans l'eau salée pendant 20 à 25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient tendres (la pointe d'un couteau doit s'enfoncer facilement).
- Égoutter le taro et le disposer dans un plat de service.
- Dans une petite casserole, chauffer le lait de coco avec le sucre à feu doux, en remuant jusqu'à dissolution. Ne pas faire bouillir.
- Napper les morceaux de taro avec le lait de coco sucré tiède.
- Servir immédiatement comme en-cas ou en accompagnement.
Comment on faisait : Le taro (colocasia) était la culture vivrière centrale des îles du détroit de Torres. Les jardins étaient organisés en parcelles familiales héréditaires, délimitées par des murets de pierre — c'est précisément la transmission de ces parcelles que Mabo a défendue devant les tribunaux. Le taro bouilli au coco était un aliment de base, mangé à tout moment de la journée.
Le twist contemporain : Présenter en verrines individuelles, morceaux de taro taillés en cubes réguliers, crème de coco versée à table — façon dessert contemporain australien.
Sources : Shnukal, Anna, 'Pacific Islanders and the Queensland Labour Trade', Aboriginal and Torres Strait Islander Studies Unit, University of Queensland, 2001 · Loos, Noel & Mabo, Koiki, 'Edward Koiki Mabo: His Life and Struggle for Land Rights', University of Queensland Press, 1996
Eddie Mabo · Charactorium





