Carbonnade flamande à la brune d'abbaye
Le grand classique flamand : du bœuf longuement mijoté dans la bière brune, adouci par un peu de cassonade et la moutarde tartinée sur du pain d'épices, qui fond et lie la sauce. Sombre, profond, réconfortant.
Le grand classique flamand : du bœuf longuement mijoté dans la bière brune, adouci par un peu de cassonade et la moutarde tartinée sur du pain d'épices, qui fond et lie la sauce. Sombre, profond, réconfortant.
Ah, ma carbonnade ! Je te le dis tout net : on la fait la veille, jamais le jour même. Je fais bien dorer mes morceaux de bœuf, je couche dessus une tranche de pain d'épices badigeonnée de moutarde, je noie le tout d'une bonne brune — une d'abbaye, hein, pas de la limonade — et je laisse ronronner trois heures pendant que je termine mes cases. Le secret, c'est la cuillère de cassonade qui marie l'amertume de la bière. Le lendemain, réchauffée, avec des frites : voilà ce qui fait tenir un dessinateur debout.
- •Bœuf à braiser (paleron, joue) — pour quatre (viande)
- •Bière brune belge — de quoi couvrir (fond de sauce, umami)
- •Oignons — quelques-uns (base aromatique)
- •Pain d'épices — 2 tranches (liant et douceur)
- •Moutarde — à tartiner (relevé)
- •Cassonade — une cuillère (équilibre l'amertume)
- •Feuille de laurier, thym — un bouquet (aromates)
- •Saindoux ou beurre — pour saisir (matière grasse)
Carbonnade flamande à la brune d'abbaye
Le grand classique flamand : du bœuf longuement mijoté dans la bière brune, adouci par un peu de cassonade et la moutarde tartinée sur du pain d'épices, qui fond et lie la sauce. Sombre, profond, réconfortant.
Pourquoi ce plat ? Le plat-doudou des longues journées de création. Adam le prépare la veille et le réchauffe le lendemain midi : un mijoté qui ne demande aucune surveillance, parfait quand on s'enferme dans l'atelier rue de la Senne.
Ah, ma carbonnade ! Je te le dis tout net : on la fait la veille, jamais le jour même. Je fais bien dorer mes morceaux de bœuf, je couche dessus une tranche de pain d'épices badigeonnée de moutarde, je noie le tout d'une bonne brune — une d'abbaye, hein, pas de la limonade — et je laisse ronronner trois heures pendant que je termine mes cases. Le secret, c'est la cuillère de cassonade qui marie l'amertume de la bière. Le lendemain, réchauffée, avec des frites : voilà ce qui fait tenir un dessinateur debout.
Ingrédients (version d’époque)
- Bœuf à braiser (paleron, joue) — pour quatre (viande)
- Bière brune belge — de quoi couvrir (fond de sauce, umami)
- Oignons — quelques-uns (base aromatique)
- Pain d'épices — 2 tranches (liant et douceur)
- Moutarde — à tartiner (relevé)
- Cassonade — une cuillère (équilibre l'amertume)
- Feuille de laurier, thym — un bouquet (aromates)
- Saindoux ou beurre — pour saisir (matière grasse)
Ingrédients
- Bœuf à braiser (paleron ou joue) — 800 g en gros cubes (viande)
- Bière brune belge (type abbaye) — 33 cl (fond de sauce, umami)
- Oignons — 3 gros, émincés (base aromatique)
- Pain d'épices — 2 tranches (liant et douceur)
- Moutarde de Dijon — 2 c. à soupe (relevé)
- Cassonade brune — 1 c. à soupe (équilibre l'amertume)
- Laurier et thym — 2 feuilles + 2 brins (aromates)
- Beurre — 30 g (matière grasse)
- Sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Saisir les cubes de bœuf dans le beurre chaud jusqu'à belle coloration, réserver.
- Faire fondre les oignons émincés dans la même cocotte jusqu'à ce qu'ils blondissent.
- Remettre la viande, ajouter cassonade, laurier et thym, saler et poivrer.
- Verser la bière brune pour couvrir, porter à frémissement.
- Tartiner les tranches de pain d'épices de moutarde et les déposer sur le dessus.
- Couvrir et laisser mijoter 2 h 30 à 3 h à feu très doux ; le pain d'épices se délite et lie la sauce.
- Rectifier l'assaisonnement. Encore meilleure réchauffée le lendemain, servie avec des frites.
Comment on faisait : La carbonnade (stoofvlees en flamand) est documentée comme plat populaire des Flandres depuis le XIXe siècle. Cuire la viande dans la bière plutôt que le vin distingue la cuisine du Nord de celle de la Bourgogne. Le pain d'épices à la moutarde est l'astuce de liaison traditionnelle, sans farine.
Le twist contemporain : Servie en cassolette individuelle avec un cornet de frites maison planté dedans, comme une planche de BD où chaque case raconte une bouchée.
Adam · Charactorium