La carte de Edvard Munch
Middag (le repas chaud du jour)

Fårikål — mouton au chou et au poivre noir

QuotidienDocumentée🧂 🌶️facile2 h

Un mijoté tout simple où morceaux de mouton et quartiers de chou s'empilent en couches dans une grande marmite, avec une généreuse pluie de grains de poivre noir entiers, et cuisent longtemps jusqu'à fondre. C'est le repas qui annonce l'arrivée de l'automne.

Middag (le repas chaud du jour)

Un mijoté tout simple où morceaux de mouton et quartiers de chou s'empilent en couches dans une grande marmite, avec une généreuse pluie de grains de poivre noir entiers, et cuisent longtemps jusqu'à fondre. C'est le repas qui annonce l'arrivée de l'automne.

Quand les premières gelées mordaient le fjord, ma logeuse posait sur le feu la grande marmite de fonte, et toute la maison sentait le mouton et le chou. Vois-tu, on ne moud pas le poivre : on le jette entier, par poignées, entre les couches, et chaque grain qu'on croque sous la dent réveille le corps engourdi par le froid. J'ai connu les tables somptueuses du continent et le vin qui m'a ruiné la santé ; mais c'est ce plat de pauvre, lent et patient comme l'hiver norvégien, qui m'a rendu à moi-même après Copenhague. Laisse-le mijoter des heures, sans te presser — la peinture comme la marmite ne supportent pas la hâte.
Edvard Munch
Ingrédients
  • Épaule et collier de mouton avec osune bonne pièce (viande, le gras parfume le bouillon)
  • Chou pomméune grosse tête (légume qui fond et adoucit)
  • Poivre noir en grainsune grosse poignée (signature épicée, jeté entier)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
  • Eauce qu'il faut pour couvrir à moitié (bouillon)
  • Farine de seigleune pincée (facultatif) (épaissir légèrement le jus)
Comment on faisait : Le fårikål (littéralement « mouton dans le chou ») se cuisinait dans une seule marmite sur le feu de la cuisine, ce qui en faisait un plat d'automne idéal après l'abattage des moutons rentrés des estives. On le mangeait plusieurs jours de suite, réchauffé, car il gagne en goût. Les pommes de terre, cultivées en Norvège depuis la fin du XVIIIe siècle, l'accompagnaient déjà du temps de Munch.

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