Nasi goreng kampung
Riz sauté au wok, parfumé à l'ail, à l'échalote et au kecap manis, coiffé d'un œuf au plat à la lisière croustillante. Le plat-réflexe des familles javanaises, à toute heure.
Riz sauté au wok, parfumé à l'ail, à l'échalote et au kecap manis, coiffé d'un œuf au plat à la lisière croustillante. Le plat-réflexe des familles javanaises, à toute heure.
Chez moi, à Jakarta, on ne jette jamais le riz de la veille — c'est lui le meilleur, sec, qui ne colle pas dans le wok. Ma mère écrasait l'ail et l'échalote au mortier, faisait chanter le terasi une seconde, puis tout sautait à feu vif en quelques gestes. Le secret, c'est le kecap manis : tu le verses au dernier moment, il caramélise et enrobe chaque grain. Et l'œuf dessus, les bords tout dentelés — pour moi, ça, c'est le goût de la maison, où que je chante dans le monde.
- •Riz blanc cuit de la veille — un grand bol (socle)
- •Ail et échalote rouge — une poignée, pilés (base aromatique)
- •Terasi (pâte de crevettes) — une pointe (umami fermenté)
- •Kecap manis — un filet généreux (couleur et sucré-salé)
- •Piment oiseau — selon le courage (chaleur)
- •Œuf de poule — 1 par personne (garniture)
Nasi goreng kampung
Riz sauté au wok, parfumé à l'ail, à l'échalote et au kecap manis, coiffé d'un œuf au plat à la lisière croustillante. Le plat-réflexe des familles javanaises, à toute heure.
Pourquoi ce plat ? Le nasi goreng est LE plat du quotidien indonésien, celui qu'on fait avec le riz de la veille au petit-déjeuner ou tard le soir. Anggun, élevée à Jakarta avant de devenir star, a grandi avec cette odeur de riz sauté à l'ail et au kecap manis : c'est la madeleine qu'elle évoque quand elle parle de son enfance.
Chez moi, à Jakarta, on ne jette jamais le riz de la veille — c'est lui le meilleur, sec, qui ne colle pas dans le wok. Ma mère écrasait l'ail et l'échalote au mortier, faisait chanter le terasi une seconde, puis tout sautait à feu vif en quelques gestes. Le secret, c'est le kecap manis : tu le verses au dernier moment, il caramélise et enrobe chaque grain. Et l'œuf dessus, les bords tout dentelés — pour moi, ça, c'est le goût de la maison, où que je chante dans le monde.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc cuit de la veille — un grand bol (socle)
- Ail et échalote rouge — une poignée, pilés (base aromatique)
- Terasi (pâte de crevettes) — une pointe (umami fermenté)
- Kecap manis — un filet généreux (couleur et sucré-salé)
- Piment oiseau — selon le courage (chaleur)
- Œuf de poule — 1 par personne (garniture)
Ingrédients
- Riz long cuit et refroidi — 300 g (riz de la veille idéal) (socle)
- Gousses d'ail — 2 (base aromatique)
- Échalotes — 2 (base aromatique)
- Pâte de crevettes terasi — 1/2 c. à café (umami fermenté)
- Kecap manis (sauce soja sucrée) — 2 c. à soupe (couleur et sucré-salé)
- Piment rouge frais — 1 (chaleur)
- Œufs — 2 (garniture)
- Huile neutre — 2 c. à soupe (cuisson)
- Concombre et tomate — quelques tranches (fraîcheur en accompagnement)
Préparation
- Mixez ail, échalotes, piment et terasi en une pâte grossière.
- Faites chauffer l'huile dans un wok très chaud et faites revenir la pâte 1 minute jusqu'à ce qu'elle embaume.
- Ajoutez le riz froid, écrasez les grumeaux et sautez à feu vif pour bien le dessécher.
- Versez le kecap manis, mélangez jusqu'à ce que chaque grain soit ambré.
- Réservez au chaud et faites cuire les œufs au plat dans la même poêle, bords croustillants.
- Dressez le riz en dôme, posez l'œuf dessus, ajoutez concombre et tomate sur le côté.
Comment on faisait : Le nasi goreng est né d'une logique anti-gaspillage : sauter le riz au feu et à la sauce permettait de le conserver et de le consommer sans risque le lendemain, dans le climat chaud et humide de l'archipel. Chaque famille javanaise a sa version, plus ou moins pimentée.
Le twist contemporain : Servi en bol unique avec emoji-style toppings : oignons frits croustillants, krupuk (chips de crevette) plantées comme des voiles, et un trait de sambal en virgule sur le bord.
Anggun · Charactorium

