La carte de Anggun
Nasi — le riz-socle, ici sauté

Nasi goreng kampung

QuotidienDocumentée🧂 🍄 🌶️facile25 min

Riz sauté au wok, parfumé à l'ail, à l'échalote et au kecap manis, coiffé d'un œuf au plat à la lisière croustillante. Le plat-réflexe des familles javanaises, à toute heure.

Nasi — le riz-socle, ici sauté

Riz sauté au wok, parfumé à l'ail, à l'échalote et au kecap manis, coiffé d'un œuf au plat à la lisière croustillante. Le plat-réflexe des familles javanaises, à toute heure.

Chez moi, à Jakarta, on ne jette jamais le riz de la veille — c'est lui le meilleur, sec, qui ne colle pas dans le wok. Ma mère écrasait l'ail et l'échalote au mortier, faisait chanter le terasi une seconde, puis tout sautait à feu vif en quelques gestes. Le secret, c'est le kecap manis : tu le verses au dernier moment, il caramélise et enrobe chaque grain. Et l'œuf dessus, les bords tout dentelés — pour moi, ça, c'est le goût de la maison, où que je chante dans le monde.
Anggun
Ingrédients
  • Riz blanc cuit de la veilleun grand bol (socle)
  • Ail et échalote rougeune poignée, pilés (base aromatique)
  • Terasi (pâte de crevettes)une pointe (umami fermenté)
  • Kecap manisun filet généreux (couleur et sucré-salé)
  • Piment oiseauselon le courage (chaleur)
  • Œuf de poule1 par personne (garniture)
Comment on faisait : Le nasi goreng est né d'une logique anti-gaspillage : sauter le riz au feu et à la sauce permettait de le conserver et de le consommer sans risque le lendemain, dans le climat chaud et humide de l'archipel. Chaque famille javanaise a sa version, plus ou moins pimentée.

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