Le vin épicé de l'ivresse d'El
Vin rouge chaud et parfumé au miel, à la cannelle et à la résine, tel qu'on aromatisait le vin dans les jarres du Levant antique — une boisson sucrée-épicée à servir tiède dans une coupe.
Vin rouge chaud et parfumé au miel, à la cannelle et à la résine, tel qu'on aromatisait le vin dans les jarres du Levant antique — une boisson sucrée-épicée à servir tiède dans une coupe.
Verse, échanson, et que la coupe ne reste jamais vide ! Lorsque mes enfants tinrent festin sous ma tente, je bus le vin comme on boit la pluie après la sécheresse, coupe sur coupe, jusqu'à ce que le ciel tournât au-dessus de ma tête. On l'adoucit de miel, on le réchauffe et on y jette l'écorce parfumée pour qu'il flatte la gorge. Bois-en, toi aussi — mais sache que même un dieu peut chanceler, et qu'il n'y a point de honte à se laisser porter par la vigne.
- •Vin rouge — une jarre (base fermentée)
- •Miel — à goût (douceur)
- •Cannelle (écorce) — un bâton (épice)
- •Résine de térébinthe ou de pin — une larme (parfum et conservation (optionnel))
- •Eau — selon usage (le vin se buvait souvent coupé d'eau)
Le vin épicé de l'ivresse d'El
Vin rouge chaud et parfumé au miel, à la cannelle et à la résine, tel qu'on aromatisait le vin dans les jarres du Levant antique — une boisson sucrée-épicée à servir tiède dans une coupe.
Pourquoi ce plat ? La tablette KTU 1.114 raconte un banquet où El boit du vin jusqu'à l'ivresse, au point de s'effondrer dans ses propres déjections — un texte rare où le dieu suprême lui-même se livre à la boisson. La coupe de vin figure parmi ses objets typiques.
Verse, échanson, et que la coupe ne reste jamais vide ! Lorsque mes enfants tinrent festin sous ma tente, je bus le vin comme on boit la pluie après la sécheresse, coupe sur coupe, jusqu'à ce que le ciel tournât au-dessus de ma tête. On l'adoucit de miel, on le réchauffe et on y jette l'écorce parfumée pour qu'il flatte la gorge. Bois-en, toi aussi — mais sache que même un dieu peut chanceler, et qu'il n'y a point de honte à se laisser porter par la vigne.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une jarre (base fermentée)
- Miel — à goût (douceur)
- Cannelle (écorce) — un bâton (épice)
- Résine de térébinthe ou de pin — une larme (parfum et conservation (optionnel))
- Eau — selon usage (le vin se buvait souvent coupé d'eau)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Graines de coriandre — 1/2 c. à café (parfum)
- Eau — 15 cl (pour adoucir (facultatif))
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle et la coriandre.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, en remuant pour dissoudre le miel.
- Laisser infuser 15 min à frémissement très léger.
- Allonger d'un peu d'eau si l'on souhaite une boisson moins forte, à la manière antique.
- Filtrer et servir tiède dans des coupes basses.
Comment on faisait : Le vin était central dans la vie cananéenne et ougaritique : on le conservait en grandes jarres, souvent additionné de miel, d'épices ou de résine (qui parfume et protège de l'aigreur). On le buvait fréquemment coupé d'eau. Les institutions du marzeaḥ étaient explicitement liées à la consommation de vin en société.
Le twist contemporain : Servir dans des coupes en terre cuite émaillée et déposer un fil de miel au bord : « la coupe d'El », à siroter avec sagesse… ou pas.
Sources : KTU 1.114 (« El et le banquet », texte ougaritique de la beuverie divine) · P. McGovern, Ancient Wine: The Search for the Origins of Viniculture, Princeton, 2003
El · Charactorium