retournerAkagome no kowameshi — riz rouge sacré à la vapeur
Akagome no kowameshi — riz rouge sacré à la vapeur
Pourquoi ce plat ? On dit que Jingū, avant de traverser la mer, déposa du riz devant les kami du sanctuaire de Sumiyoshi pour s'assurer leur protection. Le riz rouge ancien (akagome), variété cultivée dès l'époque Yayoi, était l'offrande la plus pure que l'on pût présenter à une impératrice protégée des dieux.
Un riz légèrement teinté de rouge, cuit à la vapeur jusqu'à devenir ferme et brillant, présenté en petit monticule sur une feuille. Sa douceur discrète et son parfum de paille en font l'offrande par excellence, ancêtre lointain du sekihan que l'on mange encore aux jours de fête.
Approche, et regarde comme le grain rougit sous la vapeur. Avant que je ne fende les flots vers Silla, j'ai posé ce riz devant les kami de Sumiyoshi, car nul ne traverse la mer sans qu'on ait d'abord nourri les dieux. Lave-le sept fois jusqu'à ce que l'eau soit claire comme le ciel d'automne, puis laisse-le reposer dans la jarre une nuit entière. La vapeur seule le cuit — jamais l'eau bouillante, c'est là le secret que m'ont confié les prêtresses. Quand il brille, offre-le d'abord, mange ensuite : ainsi l'on partage la table des kami.
- •Riz rouge ancien (akagome) — une mesure (céréale sacrée, base)
- •Eau de source pure — pour le trempage (purification et hydratation)
- •Feuille de chêne ou de bambou — une (support d'offrande)
Akagome no kowameshi — riz rouge sacré à la vapeur
Un riz légèrement teinté de rouge, cuit à la vapeur jusqu'à devenir ferme et brillant, présenté en petit monticule sur une feuille. Sa douceur discrète et son parfum de paille en font l'offrande par excellence, ancêtre lointain du sekihan que l'on mange encore aux jours de fête.
Pourquoi ce plat ? On dit que Jingū, avant de traverser la mer, déposa du riz devant les kami du sanctuaire de Sumiyoshi pour s'assurer leur protection. Le riz rouge ancien (akagome), variété cultivée dès l'époque Yayoi, était l'offrande la plus pure que l'on pût présenter à une impératrice protégée des dieux.
Approche, et regarde comme le grain rougit sous la vapeur. Avant que je ne fende les flots vers Silla, j'ai posé ce riz devant les kami de Sumiyoshi, car nul ne traverse la mer sans qu'on ait d'abord nourri les dieux. Lave-le sept fois jusqu'à ce que l'eau soit claire comme le ciel d'automne, puis laisse-le reposer dans la jarre une nuit entière. La vapeur seule le cuit — jamais l'eau bouillante, c'est là le secret que m'ont confié les prêtresses. Quand il brille, offre-le d'abord, mange ensuite : ainsi l'on partage la table des kami.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz rouge ancien (akagome) — une mesure (céréale sacrée, base)
- Eau de source pure — pour le trempage (purification et hydratation)
- Feuille de chêne ou de bambou — une (support d'offrande)
Ingrédients
- Riz rouge complet (ou riz gluant + un peu de riz rouge) — 300 g (base)
- Eau — trempage + cuisson vapeur (hydratation)
- Pincée de sel marin — 1 pincée (rehausse (facultatif))
Préparation
- Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à ce que l'eau soit limpide.
- Le faire tremper 6 à 8 h (ou une nuit) dans l'eau froide.
- Égoutter, puis cuire à la vapeur 30 à 40 min dans un panier vapeur tapissé d'un linge, jusqu'à ce que les grains soient fermes et translucides.
- Mouler en petit dôme sur une feuille propre. Servir tiède.
Comment on faisait : À l'époque Yayoi-Kofun, on ignorait la marmite à riz : on cuisait le riz à la vapeur dans une jarre perforée (koshiki) posée sur un chaudron, ce qui donnait un riz ferme appelé kowameshi (« riz dur »), bien différent du riz mou d'aujourd'hui. Le riz rouge était la variété dominante avant l'arrivée des riz blancs.
Le twist contemporain : Servi en petite quenelle sur une feuille de chêne laquée, parsemé de quelques grains de sésame noir : un clin d'œil minimaliste digne d'un sanctuaire.
Empress Jingu · Charactorium





