retournerAkalu — galette d'orge au sésame
Akalu — galette d'orge au sésame
Pourquoi ce plat ? L'orge était la céréale-reine d'Ur, payée en rations dans les temples ; le pain d'orge formait la base de chaque repas de la maison sacerdotale d'Enheduanna, du plus humble scribe à la grande prêtresse elle-même.
Une galette dense et nourrissante d'orge moutue, cuite sur la paroi brûlante d'un four de terre ou sur une pierre chaude, relevée d'huile et de graines de sésame. C'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt avec la bière.
Moi, Enheduanna, prêtresse de Nanna le dieu-lune, je te le dis : avant l'hymne, il y a le grain. Chaque matin au giparu, on moud l'orge entre deux pierres jusqu'à la farine grise, on la pétrit d'eau et d'un peu de sel, et on plaque la galette contre le four de terre encore rouge. Verse dessus l'huile de sésame, sème les graines à la volée comme on sème un champ, et romps-la chaude — car le pain partagé tient l'homme debout devant les dieux.
- •Farine d'orge — deux pleines mains (base de la galette)
- •Eau — ce qu'il faut (liant de la pâte)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Huile de sésame — un filet (moelleux et goût)
- •Graines de sésame — une poignée (garniture grillée)
Akalu — galette d'orge au sésame
Une galette dense et nourrissante d'orge moutue, cuite sur la paroi brûlante d'un four de terre ou sur une pierre chaude, relevée d'huile et de graines de sésame. C'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt avec la bière.
Pourquoi ce plat ? L'orge était la céréale-reine d'Ur, payée en rations dans les temples ; le pain d'orge formait la base de chaque repas de la maison sacerdotale d'Enheduanna, du plus humble scribe à la grande prêtresse elle-même.
Moi, Enheduanna, prêtresse de Nanna le dieu-lune, je te le dis : avant l'hymne, il y a le grain. Chaque matin au giparu, on moud l'orge entre deux pierres jusqu'à la farine grise, on la pétrit d'eau et d'un peu de sel, et on plaque la galette contre le four de terre encore rouge. Verse dessus l'huile de sésame, sème les graines à la volée comme on sème un champ, et romps-la chaude — car le pain partagé tient l'homme debout devant les dieux.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — deux pleines mains (base de la galette)
- Eau — ce qu'il faut (liant de la pâte)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Huile de sésame — un filet (moelleux et goût)
- Graines de sésame — une poignée (garniture grillée)
Ingrédients
- Farine d'orge — 250 g (base de la galette)
- Eau tiède — 150 ml environ (liant de la pâte)
- Sel — 1 cuillère à café (assaisonnement)
- Huile de sésame — 2 cuillères à soupe (moelleux et goût)
- Graines de sésame — 2 cuillères à soupe (garniture grillée)
Préparation
- Mélanger la farine d'orge et le sel, ajouter l'eau tiède peu à peu jusqu'à obtenir une pâte souple non collante. Pétrir 5 minutes.
- Laisser reposer 30 minutes sous un linge.
- Diviser en 4 boules, étaler chacune en galette fine de 5 mm.
- Badigeonner d'huile de sésame, parsemer de graines.
- Cuire sur une poêle en fonte ou une pierre très chaude 2 à 3 minutes par face, jusqu'à ce que des taches dorées apparaissent et que le sésame grille.
Comment on faisait : L'orge dominait le blé en Mésopotamie car elle tolère les sols salés de la plaine irriguée. On la consommait surtout en pain plat cuit dans le tannur (four de terre) ou sur les parois d'un foyer, et en bouillie. La levée était rare : la plupart des pains étaient des galettes denses.
Le twist contemporain : Servir en tranches épaisses comme un pain à tremper, avec un bol d'huile de sésame et de dišpu mêlés, à la manière d'un duo sucré-salé.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, 2002 · Documentation sur les rations d'orge des temples sumériens (textes administratifs d'Ur III)
Enheduanna · Charactorium





