La carte de Enheduanna
Akalu — galette d'orge au sésame
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Le socle du naptanu (pain quotidien)

Akalu — galette d'orge au sésame

QuotidienReconstitution🧂facile50 min
Le socle du naptanu (pain quotidien)

Akalu — galette d'orge au sésame

Pourquoi ce plat ? L'orge était la céréale-reine d'Ur, payée en rations dans les temples ; le pain d'orge formait la base de chaque repas de la maison sacerdotale d'Enheduanna, du plus humble scribe à la grande prêtresse elle-même.

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Le socle du naptanu (pain quotidien)

Une galette dense et nourrissante d'orge moutue, cuite sur la paroi brûlante d'un four de terre ou sur une pierre chaude, relevée d'huile et de graines de sésame. C'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt avec la bière.

Moi, Enheduanna, prêtresse de Nanna le dieu-lune, je te le dis : avant l'hymne, il y a le grain. Chaque matin au giparu, on moud l'orge entre deux pierres jusqu'à la farine grise, on la pétrit d'eau et d'un peu de sel, et on plaque la galette contre le four de terre encore rouge. Verse dessus l'huile de sésame, sème les graines à la volée comme on sème un champ, et romps-la chaude — car le pain partagé tient l'homme debout devant les dieux.
Enheduanna
Ingrédients
  • Farine d'orgedeux pleines mains (base de la galette)
  • Eauce qu'il faut (liant de la pâte)
  • Selune pincée (assaisonnement)
  • Huile de sésameun filet (moelleux et goût)
  • Graines de sésameune poignée (garniture grillée)
Comment on faisait : L'orge dominait le blé en Mésopotamie car elle tolère les sols salés de la plaine irriguée. On la consommait surtout en pain plat cuit dans le tannur (four de terre) ou sur les parois d'un foyer, et en bouillie. La levée était rare : la plupart des pains étaient des galettes denses.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, 2002 · Documentation sur les rations d'orge des temples sumériens (textes administratifs d'Ur III)

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