Maza d'orge du Jardin
Une galette d'orge non levée, pétrie crue avec de l'eau et un peu d'huile d'olive, à peine relevée de sel. Dense, rustique, légèrement amère : la nourriture la plus simple de la Grèce, celle que les pauvres et les sages partageaient.
Une galette d'orge non levée, pétrie crue avec de l'eau et un peu d'huile d'olive, à peine relevée de sel. Dense, rustique, légèrement amère : la nourriture la plus simple de la Grèce, celle que les pauvres et les sages partageaient.
Approche, mon ami, et ne crains pas la modestie de cette table. Vois : un peu de farine d'orge, de l'eau de ma cruche, quelques gouttes d'huile — voilà de quoi vivre heureux. Je pétris cette galette de mes mains, sans four ni apprêt, et lorsque la faim me visite je la trouve plus douce qu'aucun festin de tyran. Celui qui sait se contenter de l'orge n'a plus rien à redouter de la fortune ; c'est là, crois-moi, le commencement de toute tranquillité.
- •Farine d'orge (alphita) — deux poignées (base céréalière)
- •Eau de source — ce qu'il faut (liant)
- •Huile d'olive — un filet (moelleux et goût)
- •Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Maza d'orge du Jardin
Une galette d'orge non levée, pétrie crue avec de l'eau et un peu d'huile d'olive, à peine relevée de sel. Dense, rustique, légèrement amère : la nourriture la plus simple de la Grèce, celle que les pauvres et les sages partageaient.
Pourquoi ce plat ? L'orge, l'eau et un filet d'huile formaient l'ordinaire d'Épicure au Jardin d'Athènes. Il enseignait que le pain d'orge et l'eau procurent le plaisir le plus haut quand on les mange en ayant faim — la maza était littéralement le pain quotidien de sa philosophie.
Approche, mon ami, et ne crains pas la modestie de cette table. Vois : un peu de farine d'orge, de l'eau de ma cruche, quelques gouttes d'huile — voilà de quoi vivre heureux. Je pétris cette galette de mes mains, sans four ni apprêt, et lorsque la faim me visite je la trouve plus douce qu'aucun festin de tyran. Celui qui sait se contenter de l'orge n'a plus rien à redouter de la fortune ; c'est là, crois-moi, le commencement de toute tranquillité.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge (alphita) — deux poignées (base céréalière)
- Eau de source — ce qu'il faut (liant)
- Huile d'olive — un filet (moelleux et goût)
- Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'orge (ou flocons d'orge mixés) — 150 g (base céréalière)
- Eau tiède — 90 à 110 ml (liant)
- Huile d'olive vierge — 2 c. à soupe (moelleux et goût)
- Sel fin — 1/2 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Mélangez la farine d'orge et le sel dans un bol.
- Versez l'huile, puis l'eau tiède peu à peu en travaillant à la main jusqu'à obtenir une pâte souple et non collante.
- Façonnez une galette épaisse d'environ 1,5 cm.
- Cuisez à sec sur une plaque ou une poêle chaude, 5 à 6 minutes de chaque côté, jusqu'à ce qu'elle dore et se raffermisse.
- Servez tiède, arrosée d'un filet d'huile, avec quelques olives à côté.
Comment on faisait : La maza était souvent consommée crue ou à peine séchée : on pétrissait l'orge grillée et moulue (alphita) avec de l'eau, du vin, du lait ou de l'huile, sans toujours la cuire. C'était le « pain » du pauvre, par opposition à l'artos de froment, plus prestigieux.
Le twist contemporain : Servez-la en mini-galettes à l'apéritif, avec un trait d'huile et du thym frais : une « tartine du philosophe » à partager.
Sources : Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, Livre X (Épicure) · Andrew Dalby, Food in the Ancient World from A to Z (2003), entrée « barley »
Épicure · Charactorium