La carte de Alfred de Musset
Consommé de convalescence (« restaurant » au sens premier : ce qui restaure)

Bouillon restaurant de volaille au vermicelle

RemèdeReconstitution🧂 🍄facile3 h

Un consommé doré et clair de poule, longuement mijoté puis clarifié, servi brûlant avec un peu de fin vermicelle. Léger, réconfortant, il « restaure » les forces — c'est de là que vient le mot « restaurant ».

Consommé de convalescence (« restaurant » au sens premier : ce qui restaure)

Un consommé doré et clair de poule, longuement mijoté puis clarifié, servi brûlant avec un peu de fin vermicelle. Léger, réconfortant, il « restaure » les forces — c'est de là que vient le mot « restaurant ».

J'ai connu la fièvre à Venise, croyez-moi, jusqu'à frôler le grand voyage. Et savez-vous ce qui me retint ici-bas ? Une main qui me tendait, cuillerée après cuillerée, un bouillon brûlant et clair comme de l'ambre. Faites-le longtemps, à tout petit feu, écumez sans relâche ; et pour qu'il soit limpide, clarifiez-le avec un blanc d'œuf battu qui happe toutes les impuretés. Un malade ne pardonne pas un bouillon trouble — il y boit son espérance.
Alfred de Musset
Ingrédients
  • Pouleune (base du bouillon)
  • Légumes du pot (carotte, poireau, oignon)quelques (parfum)
  • Vermicelle finune poignée (garniture)
  • Blanc d'œufun (clarification)
  • Selmodéré (assaisonnement)
Comment on faisait : Le mot « restaurant » désignait au XVIIIe siècle un bouillon « restaurant » (qui restaure) vendu pour réconforter les faibles, avant de nommer l'établissement lui-même. Au XIXe, le consommé de poule clarifié restait l'aliment de base des convalescents.
Sources : Histoire du mot « restaurant » (bouillon restaurant, XVIIIe siècle) · Biographies de Musset : maladie à Venise (1834)