retournerMaritozzi aux raisins et pignons, souvenir de Rome
Maritozzi aux raisins et pignons, souvenir de Rome
Pourquoi ce plat ? Le séjour à Rome en 1839-1840 fut l'un des plus heureux de la vie de Fanny : libérée des conventions berlinoises, elle peignait, composait et fréquentait les jeunes artistes français de la Villa Médicis. Son carnet de voyage à Rome garde la trace de ces matins italiens où l'on achetait, sur le pouce, ces petites brioches sucrées vendues dans les rues.
De petites brioches romaines ovales, moelleuses, parfumées au zeste d'orange et parsemées de raisins secs et de pignons — la douceur du matin que l'on mange en chemin.
Ah, Rome ! Ici je respire enfin. Au matin, avant de gravir le Pincio mon carnet sous le bras, je m'arrête prendre une de ces petites brioches dorées que l'on vend au coin des rues, toutes tièdes, semées de raisins et de pignons. On les rompt entre ses doigts, on les mange en marchant sous le ciel bleu — quelle liberté, mon ami, que ces matins italiens loin des salons de Berlin !
- •Farine de froment — une livre (base)
- •Levure de bière — un morceau (levant)
- •Miel ou sucre — quelques cuillères (douceur)
- •Huile d'olive — un filet (moelleux)
- •Raisins secs — une poignée (garniture)
- •Pignons de pin — une poignée (garniture)
- •Zeste d'orange — d'une orange (parfum)
Maritozzi aux raisins et pignons, souvenir de Rome
De petites brioches romaines ovales, moelleuses, parfumées au zeste d'orange et parsemées de raisins secs et de pignons — la douceur du matin que l'on mange en chemin.
Pourquoi ce plat ? Le séjour à Rome en 1839-1840 fut l'un des plus heureux de la vie de Fanny : libérée des conventions berlinoises, elle peignait, composait et fréquentait les jeunes artistes français de la Villa Médicis. Son carnet de voyage à Rome garde la trace de ces matins italiens où l'on achetait, sur le pouce, ces petites brioches sucrées vendues dans les rues.
Ah, Rome ! Ici je respire enfin. Au matin, avant de gravir le Pincio mon carnet sous le bras, je m'arrête prendre une de ces petites brioches dorées que l'on vend au coin des rues, toutes tièdes, semées de raisins et de pignons. On les rompt entre ses doigts, on les mange en marchant sous le ciel bleu — quelle liberté, mon ami, que ces matins italiens loin des salons de Berlin !
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — une livre (base)
- Levure de bière — un morceau (levant)
- Miel ou sucre — quelques cuillères (douceur)
- Huile d'olive — un filet (moelleux)
- Raisins secs — une poignée (garniture)
- Pignons de pin — une poignée (garniture)
- Zeste d'orange — d'une orange (parfum)
Ingrédients
- Farine T45 — 300 g (base)
- Levure de boulanger fraîche — 12 g (levant)
- Sucre — 60 g (douceur)
- Huile d'olive douce — 40 ml (moelleux)
- Lait tiède — 120 ml (hydratation)
- Œuf — 1 (liant)
- Raisins secs — 50 g (garniture)
- Pignons de pin — 30 g (garniture)
- Zeste d'orange bio — 1 (parfum)
Préparation
- Délayer la levure dans le lait tiède avec une pincée de sucre ; laisser mousser 10 min.
- Mélanger farine, sucre, zeste d'orange, œuf, huile d'olive et le levain ; pétrir en pâte souple.
- Incorporer raisins (préalablement gonflés à l'eau tiède) et pignons. Laisser lever 1 h 30.
- Façonner de petites navettes ovales, les déposer sur une plaque, laisser lever encore 45 min.
- Dorer au lait et cuire à 180 °C 15-18 min jusqu'à belle couleur.
- Badigeonner tièdes d'un sirop léger (eau + sucre) pour la brillance.
Comment on faisait : Le maritozzo est l'une des plus anciennes douceurs romaines, héritée des pâtes sucrées que l'on consommait pendant le Carême. La version classique du XIXe siècle se garnissait de raisins, de pignons et parfois de fruits confits ; la fente garnie de crème fouettée est une invention beaucoup plus tardive du XXe siècle.
Le twist contemporain : Pour un dressage contemporain, fendez-les et garnissez d'un nuage de crème fouettée à la vanille — la version romaine d'aujourd'hui que Fanny n'a pas connue, mais qui ravira les gourmands.
Sources : Fanny Hensel, Tagebücher / journal de voyage en Italie 1839-1840 (édition Hans-Günter Klein & Rudolf Elvers)
Fanny Mendelssohn · Charactorium





