La carte de Freya Stark
Qahwa — café arabe à la cardamome
retourner
Le café d'accueil (ouverture et clôture de toute visite sur la sufra)

Qahwa — café arabe à la cardamome

BoissonDocumentée☕ 🌶️facile20 min
Le café d'accueil (ouverture et clôture de toute visite sur la sufra)

Qahwa — café arabe à la cardamome

Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit : dans les régions arabes, Stark buvait le café cardamome. C'était le rituel obligé de chaque halte — à Aden, à Bagdad, sous la tente d'un cheikh, on vous tendait d'abord la petite tasse fumante avant tout échange.

cliquer pour retourner
Le café d'accueil (ouverture et clôture de toute visite sur la sufra)

Un café clair, presque ambré, légèrement torréfié et longuement parfumé à la cardamome, parfois relevé de safran. On le sert dans de minuscules tasses sans anse, par petites lampées, et c'est l'hôte qui ressert tant que vous n'avez pas secoué la tasse.

Croyez-en une voyageuse : nulle part on ne vous reçoit comme sous une tente d'Arabie, et toujours par cette tasse-là. On la verse à peine pleine, brûlante et parfumée à la cardamome, et il serait fort impoli de la refuser. J'ai appris à la boire à petites gorgées, lentement, et à remuer doucement la tasse entre mes doigts quand j'en avais assez — sans ce signe, l'hôte vous ressert indéfiniment, et l'on n'en finit plus. Buvez-en une, buvez-en trois ; c'est tout l'Orient que l'on vous offre dans ce filet de café clair.
Freya Stark
Ingrédients
  • Grains de café vert, légèrement torréfiésune poignée (base de la boisson)
  • Gousses de cardamome vertequelques-unes, écrasées (parfum signature)
  • Safranquelques pistils (selon la région) (couleur et arôme festif)
  • Eauà volonté (infusion)
Comment on faisait : Le qahwa se prépare dans une cafetière à long bec, la dallah, et se conserve au chaud dans un thermos de braises. La torréfaction reste très blonde, à l'opposé du café noir épais : on cherche le parfum, pas la force. Servir le café et le resservir était (et reste) un code d'hospitalité strict dans toute la péninsule.
Sources : Freya Stark, The Southern Gates of Arabia (1936)