Akara — beignets de niébé du marché
Des boulettes dorées et soufflées d'une pâte de niébé pelé et fouetté, frites jusqu'au croustillant et au cœur moelleux. On les mange brûlantes, dès l'aube, avec une bouillie de mil ou un pain.
Des boulettes dorées et soufflées d'une pâte de niébé pelé et fouetté, frites jusqu'au croustillant et au cœur moelleux. On les mange brûlantes, dès l'aube, avec une bouillie de mil ou un pain.
Sais-tu seulement qui faisait tourner les marchés de notre ville ? Les femmes, du premier au dernier panier. Ces beignets que tu vois dorer, ce sont nos sœurs vendeuses qui les jettent dans l'huile chaude dès le chant du coq. Il faut fouetter la pâte de niébé longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'elle s'allège et tienne sur le dos d'une cuillère — sinon le beignet boira l'huile au lieu de gonfler. C'est pour le droit de ces femmes à vivre de leur travail, sans qu'on les taxe injustement, que je me suis tenue debout.
- •Niébé (haricot à œil noir, africain) — une mesure trempée (base de la pâte)
- •Piment et oignon — au goût (assaisonnement)
- •Crevettes séchées (facultatif) — une pincée (umami)
- •Sel — selon la main (sel)
- •Huile de palme ou d'arachide pour friture — un bain (cuisson)
Akara — beignets de niébé du marché
Des boulettes dorées et soufflées d'une pâte de niébé pelé et fouetté, frites jusqu'au croustillant et au cœur moelleux. On les mange brûlantes, dès l'aube, avec une bouillie de mil ou un pain.
Pourquoi ce plat ? L'akara, beignet de haricot niébé frit, était l'en-cas matinal vendu dans les rues d'Abeokuta par les femmes commerçantes — précisément celles que Funmilayo organisa au sein de l'Abeokuta Women's Union. Frapper l'impôt et les tracasseries coloniales, c'était d'abord défendre le gagne-pain de ces vendeuses d'akara et de pagnes.
Sais-tu seulement qui faisait tourner les marchés de notre ville ? Les femmes, du premier au dernier panier. Ces beignets que tu vois dorer, ce sont nos sœurs vendeuses qui les jettent dans l'huile chaude dès le chant du coq. Il faut fouetter la pâte de niébé longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'elle s'allège et tienne sur le dos d'une cuillère — sinon le beignet boira l'huile au lieu de gonfler. C'est pour le droit de ces femmes à vivre de leur travail, sans qu'on les taxe injustement, que je me suis tenue debout.
Ingrédients (version d’époque)
- Niébé (haricot à œil noir, africain) — une mesure trempée (base de la pâte)
- Piment et oignon — au goût (assaisonnement)
- Crevettes séchées (facultatif) — une pincée (umami)
- Sel — selon la main (sel)
- Huile de palme ou d'arachide pour friture — un bain (cuisson)
Ingrédients
- Haricots à œil noir (niébé) secs — 250 g (base)
- Oignon — 1 petit (aromate)
- Piment frais — 1/2 (au goût) (feu)
- Crevettes séchées moulues (option) — 1 c. à soupe (umami)
- Sel — 1 c. à café (sel)
- Huile neutre pour friture — 1 litre (cuisson)
Préparation
- Tremper les niébé 1-2 h, puis frotter entre les mains pour ôter les peaux ; rincer jusqu'à ce que la peau se sépare.
- Mixer les haricots pelés avec oignon et piment en une pâte épaisse, en ajoutant très peu d'eau.
- Fouetter énergiquement la pâte plusieurs minutes pour l'aérer : elle doit gonfler et un peu de pâte doit flotter dans l'eau.
- Saler, incorporer les crevettes séchées.
- Chauffer l'huile à 170-180 °C, déposer des cuillerées de pâte et frire jusqu'à ce que les beignets soient dorés et gonflés.
- Égoutter sur un papier ; déguster brûlant.
Comment on faisait : Le niébé est une légumineuse africaine ancienne, bien antérieure aux haricots du Nouveau Monde. Pelé à la main et pilé au mortier avant l'arrivée des moulins, il donnait une pâte qu'on aérait à la force du poignet. L'akara se vendait au coin des rues, enveloppé dans une feuille, accompagné de ogi (bouillie de maïs fermenté) ou de pain.
Le twist contemporain : Dresser les akara en pyramide sur une feuille de bananier, avec un petit bol de bouillie crémeuse à tremper — un « street food breakfast » assumé.
Funmilayo Ransome-Kuti · Charactorium