La carte de Funmilayo Ransome-Kuti
Friture de rue du matin (en-cas vendu par les femmes)

Akara — beignets de niébé du marché

Street foodDocumentée🧂 🍄facile40 min (hors trempage)

Des boulettes dorées et soufflées d'une pâte de niébé pelé et fouetté, frites jusqu'au croustillant et au cœur moelleux. On les mange brûlantes, dès l'aube, avec une bouillie de mil ou un pain.

Friture de rue du matin (en-cas vendu par les femmes)

Des boulettes dorées et soufflées d'une pâte de niébé pelé et fouetté, frites jusqu'au croustillant et au cœur moelleux. On les mange brûlantes, dès l'aube, avec une bouillie de mil ou un pain.

Sais-tu seulement qui faisait tourner les marchés de notre ville ? Les femmes, du premier au dernier panier. Ces beignets que tu vois dorer, ce sont nos sœurs vendeuses qui les jettent dans l'huile chaude dès le chant du coq. Il faut fouetter la pâte de niébé longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'elle s'allège et tienne sur le dos d'une cuillère — sinon le beignet boira l'huile au lieu de gonfler. C'est pour le droit de ces femmes à vivre de leur travail, sans qu'on les taxe injustement, que je me suis tenue debout.
Funmilayo Ransome-Kuti
Ingrédients
  • Niébé (haricot à œil noir, africain)une mesure trempée (base de la pâte)
  • Piment et oignonau goût (assaisonnement)
  • Crevettes séchées (facultatif)une pincée (umami)
  • Selselon la main (sel)
  • Huile de palme ou d'arachide pour fritureun bain (cuisson)
Comment on faisait : Le niébé est une légumineuse africaine ancienne, bien antérieure aux haricots du Nouveau Monde. Pelé à la main et pilé au mortier avant l'arrivée des moulins, il donnait une pâte qu'on aérait à la force du poignet. L'akara se vendait au coin des rues, enveloppé dans une feuille, accompagné de ogi (bouillie de maïs fermenté) ou de pain.