La carte de Aimé Césaire
Accras de morue
retourner
Lan-ranjé — les bouchées de l'apéritif créole

Accras de morue

Street foodDocumentée🧂 🍄moyen1 h (hors dessalage)
Lan-ranjé — les bouchées de l'apéritif créole

Accras de morue

Pourquoi ce plat ? Dans la Martinique de Césaire, les accras se vendent au coin des rues de Fort-de-France et se grignotent à l'heure du ti-punch. Fils du pays, il a grandi avec ces beignets dorés qui sont, pour tout Martiniquais, le premier goût de la fête et du retour au pays natal.

cliquer pour retourner
Lan-ranjé — les bouchées de l'apéritif créole

Petits beignets soufflés à la morue dessalée, parfumés de cive, d'ail et de piment, plongés dans l'huile bien chaude. Croustillants dehors, moelleux dedans, ils se mangent brûlants, du bout des doigts.

Écoute-moi bien, toi qui me lis : avant tout discours, il y a l'accra. Chez nous, à Fort-de-France, on ne reçoit personne sans ce petit beignet doré qui chante dans l'huile. Ma mère dessalait la morue deux nuits durant, l'effeuillait à la main, puis liait le tout d'une pâte vivante où la cive et le piment faisaient leur tapage. On les mangeait debout, brûlants, en riant — car l'accra, vois-tu, c'est déjà le pays natal qui te remonte à la bouche.
Aimé Césaire
Ingrédients
  • Morue salée séchéeun beau morceau (base salée et umami)
  • Farine de fromentce qu'il faut pour lier (pâte)
  • Cive (oignon-pays)une botte (parfum)
  • Ailquelques gousses (parfum)
  • Petit pimentau goût (feu)
  • Huile pour fritureà volonté (cuisson)
Comment on faisait : La morue salée, importée de l'Atlantique nord depuis l'époque coloniale, est devenue un pilier de la cuisine antillaise faute de garder le poisson frais sous les tropiques. Les femmes la dessalaient au puits et la frittaient sur des réchauds à charbon, vendant les accras à la criée sur les marchés.

Voir aussi