La carte de G.H. Hardy
Rasam, soupe-remède au tamarin (inspirée du régime de Ramanujan)
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Le rasam, soupe-bouillon d'un repas sud-indien sur feuille de bananier

Rasam, soupe-remède au tamarin (inspirée du régime de Ramanujan)

RemèdeÉvocation🍋 🌶️facile35 min
Le rasam, soupe-bouillon d'un repas sud-indien sur feuille de bananier

Rasam, soupe-remède au tamarin (inspirée du régime de Ramanujan)

Pourquoi ce plat ? Srinivasa Ramanujan, le génie que Hardy fit venir à Cambridge en 1914, était brahmane et strictement végétarien. Privé pendant la guerre des ingrédients de sa cuisine tamoule, il tomba gravement malade, et Hardy s'inquiéta sincèrement de sa santé. Ce rasam évoque le plat-réconfort que Ramanujan se préparait lui-même dans sa chambre de Trinity, loin de chez lui — un fil tendre entre les deux hommes.

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Le rasam, soupe-bouillon d'un repas sud-indien sur feuille de bananier

Inspiré de la cuisine tamoule : un bouillon clair, brûlant, acidulé au tamarin et parfumé de poivre, cumin et feuilles de curry. On le boit ou on le verse sur du riz. Réputé réconforter le corps et dégager la tête — une vraie soupe-remède.

Ramanujan était le plus extraordinaire mathématicien que j'aie connu, et je dois confesser ma honte de ne l'avoir pas mieux protégé : ce pauvre garçon, fidèle à ses principes, refusait toute viande et dépérissait faute des épices de son pays, que la guerre rendait introuvables. Il se préparait seul, sur un petit réchaud de sa chambre, ces bouillons odorants au tamarin et au poivre dont l'arôme courait dans les couloirs de Trinity. Je n'y entendais rien à sa cuisine — comme à la mienne, du reste — mais j'aurais donné beaucoup pour qu'on lui en servît davantage.
G.H. Hardy
Ingrédients
  • Pulpe de tamarinune noix (signature acide)
  • Poivre noir et cuminune cuillerée pilée (épices)
  • Lentilles corail (toor dal) cuitesun peu d'eau de cuisson (corps du bouillon)
  • Feuilles de curryune branche (parfum)
  • Ail et gingembreun peu (aromates)
  • Curcumaune pincée (couleur, remède)
  • Ghee et graines de moutardepour le tempérage (tadka final)
Comment on faisait : Le rasam est un pilier du repas tamoul, servi entre le sambar et le caillé sur la feuille de bananier. Au début du XXe siècle, il se préparait au pilon et sur feu de charbon, l'acidité venant exclusivement du tamarin (la version à la tomate est plus tardive). Recette présentée ici 'inspirée de' la tradition, par respect pour une cuisine vivante.
Sources : Robert Kanigel, The Man Who Knew Infinity, 1991 · G. H. Hardy, Ramanujan: Twelve Lectures, 1940

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