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Cha, le thé au lait de Calcutta
Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit : où qu'elle soit, aux États-Unis comme en Inde, Spivak « garde le rituel du thé quotidien qui rappelle son enfance à Calcutta ». Le cha sucré et épicé est le fil qui relie ses deux mondes.
Du thé noir bouilli dans le lait avec sucre et épices, servi très chaud. Geste quotidien, réconfort portable d'une vie partagée entre Calcutta et New York.
Le thé, c'est l'habitude qui ne m'a jamais quittée, où que la vie m'ait portée. À Ithaca, dans le froid, ou à Calcutta dans la chaleur lourde, je me prépare la même tasse, et soudain l'enfance est là. On fait bouillir l'eau, le thé, le lait ensemble — pas séparément, surtout pas comme les Anglais — avec un peu de gingembre écrasé et une gousse de cardamome. C'est un thé qui parle deux langues, comme moi. Et il faut le boire chaud, en marquant un silence : même les pensées les plus difficiles attendent que le thé refroidisse un peu.
- •Thé noir d'Assam — une bonne cuillère (base)
- •Lait — moitié de la tasse (corps)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
- •Gingembre frais — un éclat écrasé (chaleur)
- •Cardamome verte — une gousse (parfum)
Cha, le thé au lait de Calcutta
Du thé noir bouilli dans le lait avec sucre et épices, servi très chaud. Geste quotidien, réconfort portable d'une vie partagée entre Calcutta et New York.
Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit : où qu'elle soit, aux États-Unis comme en Inde, Spivak « garde le rituel du thé quotidien qui rappelle son enfance à Calcutta ». Le cha sucré et épicé est le fil qui relie ses deux mondes.
Le thé, c'est l'habitude qui ne m'a jamais quittée, où que la vie m'ait portée. À Ithaca, dans le froid, ou à Calcutta dans la chaleur lourde, je me prépare la même tasse, et soudain l'enfance est là. On fait bouillir l'eau, le thé, le lait ensemble — pas séparément, surtout pas comme les Anglais — avec un peu de gingembre écrasé et une gousse de cardamome. C'est un thé qui parle deux langues, comme moi. Et il faut le boire chaud, en marquant un silence : même les pensées les plus difficiles attendent que le thé refroidisse un peu.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir d'Assam — une bonne cuillère (base)
- Lait — moitié de la tasse (corps)
- Sucre — selon le goût (douceur)
- Gingembre frais — un éclat écrasé (chaleur)
- Cardamome verte — une gousse (parfum)
Ingrédients
- Thé noir d'Assam en vrac — 2 c. à café (base)
- Eau — 150 ml (infusion)
- Lait — 150 ml (corps)
- Sucre — 1 à 2 c. à café (douceur)
- Gingembre frais écrasé — 1 petit morceau (chaleur)
- Cardamome verte — 1 gousse écrasée (parfum)
Préparation
- Porter l'eau à ébullition avec le gingembre et la cardamome.
- Ajouter le thé, laisser infduser et bouillir 1-2 min.
- Verser le lait et le sucre, laisser remonter à ébullition deux ou trois fois sans déborder.
- Filtrer dans une tasse chaude et servir aussitôt.
Comment on faisait : Le thé au lait épicé est devenu la boisson populaire de l'Inde au XXe siècle, après la promotion coloniale du thé d'Assam et du Bengale. À Calcutta, on le boit dans de petites tasses d'argile jetables (bhaar) aux coins de rue.
Le twist contemporain : Servez-le dans une petite tasse en terre cuite (kulhar) pour retrouver le goût minéral du thé de rue bengali.
Sources : Lizzie Collingham, « Curry: A Tale of Cooks and Conquerors », 2006
Gayatri Spivak · Charactorium





