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Thé noir au lait
Pourquoi ce plat ? Le thé accompagne l'ancrage même de Boole, où il figure parmi ses habitudes : boisson de tempérance par excellence, il convient à un homme pieux et sobre, et structure le « tea » familial de la fin de journée.
Du thé noir fort, infusé dans une théière ébouillantée, servi très chaud, coupé de lait et, si l'on veut, à peine sucré. La boisson universelle de la table victorienne, autour de laquelle se tiennent conversations et lectures du soir.
Avant toute chose, échaudez la théière : un thé servi dans un pot froid est un thé déjà à demi gâté. Comptez une cuillerée de feuilles par tasse et une pour la théière, versez l'eau au tout premier bouillon — non bouillie outre mesure — et laissez infuser le temps d'une courte réflexion. J'y ajoute un nuage de lait, fort peu de sucre, car le thé doit éclaircir l'esprit et non l'alourdir. C'est, je crois, la plus civilisée des boissons, et celle qui sied le mieux à une maison de travail et de tempérance.
- •Feuilles de thé noir (Inde ou Chine) — une cuillerée par tasse, plus une pour le pot (infusion)
- •Eau fraîchement bouillie — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Lait — un nuage par tasse (adoucir)
- •Sucre — à discrétion (douceur, facultatif)
Thé noir au lait
Du thé noir fort, infusé dans une théière ébouillantée, servi très chaud, coupé de lait et, si l'on veut, à peine sucré. La boisson universelle de la table victorienne, autour de laquelle se tiennent conversations et lectures du soir.
Pourquoi ce plat ? Le thé accompagne l'ancrage même de Boole, où il figure parmi ses habitudes : boisson de tempérance par excellence, il convient à un homme pieux et sobre, et structure le « tea » familial de la fin de journée.
Avant toute chose, échaudez la théière : un thé servi dans un pot froid est un thé déjà à demi gâté. Comptez une cuillerée de feuilles par tasse et une pour la théière, versez l'eau au tout premier bouillon — non bouillie outre mesure — et laissez infuser le temps d'une courte réflexion. J'y ajoute un nuage de lait, fort peu de sucre, car le thé doit éclaircir l'esprit et non l'alourdir. C'est, je crois, la plus civilisée des boissons, et celle qui sied le mieux à une maison de travail et de tempérance.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de thé noir (Inde ou Chine) — une cuillerée par tasse, plus une pour le pot (infusion)
- Eau fraîchement bouillie — selon le nombre de tasses (infusion)
- Lait — un nuage par tasse (adoucir)
- Sucre — à discrétion (douceur, facultatif)
Ingrédients
- Thé noir en vrac (Assam, Ceylan ou English Breakfast) — 1 c. à café par tasse + 1 pour la théière (infusion)
- Eau filtrée fraîchement bouillie — 200 ml par tasse (infusion)
- Lait entier — 1 trait par tasse (adoucir)
- Sucre — facultatif, au goût (douceur)
Préparation
- Faites chauffer de l'eau et, dès qu'elle frémit, versez-en un fond dans la théière pour l'ébouillanter, puis jetez cette eau.
- Mettez les feuilles dans la théière chaude.
- Versez l'eau juste bouillante sur les feuilles et couvrez.
- Laissez infuser 3 à 5 minutes selon la force désirée.
- Versez à travers une passette, ajoutez un nuage de lait et, si vous le souhaitez, un peu de sucre.
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le thé devient la boisson populaire de toutes les classes britanniques et irlandaises, soutenu par les mouvements de tempérance qui l'opposent à l'alcool. On débattait déjà — comme aujourd'hui — de l'ordre du lait et du thé. L'eau était tirée de la bouilloire posée sur le feu, et la théière chaude jalousement gardée près de l'âtre.
Le twist contemporain : Présentez-le en service « vrai ou faux » : deux tasses, l'une lait-d'abord, l'autre thé-d'abord, à faire deviner aux convives — un clin d'œil logique et un hommage au fameux test du thé de Lady Tasting Tea.
Sources : Isabella Beeton, The Book of Household Management, 1861
George Boole · Charactorium





