La carte de André Breton
En-cas sucré du comptoir

Pain perdu du poète sans le sou

Street foodReconstitution🍯facile15 min

Tranches de pain rassis trempées dans un mélange d'œuf, de lait et de sucre, dorées à la poêle dans le beurre et saupoudrées de sucre. Tiède, moelleux et caramélisé : la douceur économe des fins de semaine.

En-cas sucré du comptoir

Tranches de pain rassis trempées dans un mélange d'œuf, de lait et de sucre, dorées à la poêle dans le beurre et saupoudrées de sucre. Tiède, moelleux et caramélisé : la douceur économe des fins de semaine.

On disait pain perdu, mais rien ne se perd vraiment pour qui sait regarder : la croûte la plus dure renferme encore un festin. Dans nos années maigres, je trempais ces tranches oubliées dans le lait et l'œuf, et la poêle me les rendait dorées, transfigurées — n'est-ce pas là le plus humble des merveilleux ? Mangez-les tièdes, sous un voile de sucre, à l'heure incertaine où l'on n'a plus faim de dîner mais où la nuit commence.
André Breton
Ingrédients
  • Pain rassisles tranches qui restent (base récupérée)
  • Œufsun ou deux (liant)
  • Laitun bol (trempage)
  • Sucreà volonté (douceur)
  • Beurreune noix (cuisson dorée)
Comment on faisait : Le pain perdu est un plat d'économie immémorial : on ne jetait jamais le pain, denrée presque sacrée. Cuit au beurre ou au saindoux sur le coin du fourneau, il servait de goûter aux enfants comme de dessert improvisé dans les foyers modestes.