Douceur de garde (entremets cuit au four à pain)
Teurgoule de Normandie
ConservationDocumentée🍯 🌶️facile6 h (cuisson lente)
Du riz, du lait entier, du sucre et beaucoup de cannelle, mijotés très lentement au four jusqu'à former une épaisse peau brune. Un entremets paysan profond, parfumé, qui se conserve et se mange tiède ou froid.
Douceur de garde (entremets cuit au four à pain)
Du riz, du lait entier, du sucre et beaucoup de cannelle, mijotés très lentement au four jusqu'à former une épaisse peau brune. Un entremets paysan profond, parfumé, qui se conserve et se mange tiède ou froid.
Ah, la teurgoule ! Voilà bien la Normandie de mon enfance, celle qui sent le lait et la cannelle. On en emplissait une grande terrine de grès qu'on portait chez le boulanger, et elle cuisait là, doucement, des heures, pendant qu'on vaquait. Il se formait dessus une peau brune et fripée que les enfants se disputaient — j'étais de ceux-là. Elle tient plusieurs jours sans rien perdre, au contraire : froide, le lendemain, elle est meilleure encore. Patience et lenteur : tout le secret est là, en cuisine comme en littérature.
Ingrédients
- •Riz — deux poignées (base)
- •Lait entier — plusieurs pintes (liquide)
- •Sucre — un bon bol (douceur)
- •Cannelle — généreusement (parfum signature)
- •Pincée de sel — une (assaisonnement)
Comment on faisait : La teurgoule est attestée en Normandie depuis le XVIIIe siècle ; la cannelle (et le riz) arrivait par le port de Honfleur. On la cuisait toute la nuit dans le four à pain du village après la cuisson du pain, en grande terrine de grès, ce qui en faisait une préparation collective et de longue garde, parfaite pour les foires et les jours maigres.
Sources : Confrérie des Gastronomes de la Teurgoule de Normandie · Traditions culinaires du pays d'Auge et du pays de Caux, XVIIIe-XIXe siècles