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Bancha torréfié à l'umeboshi
Pourquoi ce plat ? Le thé est inséparable du zen : c'est un moine, Eisai, qui rapporta sa culture au Japon pour soutenir la méditation. Hakuin, qui écrivit sur l'épuisement et la « maladie du zen » dans son Yasen Kanna, savait combien une boisson chaude et fortifiante remet d'aplomb un moine vidé par de longues assises. Ce bancha simple, à la prune salée, réveille sans l'apprêt cérémonieux du matcha.
Un thé vert grossier (bancha) légèrement torréfié, versé brûlant sur une prune fermentée salée (umeboshi) écrasée au fond du bol. Le chaud, l'amer du thé et l'acidité saline de la prune : une boisson roborative de tous les jours.
Quand tes jambes tremblent après trois jours d'assise et que ta tête bourdonne comme une cloche fêlée, ne va pas chercher un remède de prince. Écrase une prune salée au fond de ton bol, verse dessus le bancha bien brûlant, et bois lentement. L'amertume te réveille, l'acide te redresse, le sel te rappelle à ton corps. J'ai connu le grand épuisement, jeune moine, et c'est par des choses humbles comme celle-ci, et par le souffle, que je me suis remis sur pied.
- •Feuilles de bancha (thé vert grossier) — une pincée généreuse (base du thé)
- •Prune umeboshi — une (acidité, sel, vigueur)
- •Eau de source bouillante — un bol (infusion)
Bancha torréfié à l'umeboshi
Un thé vert grossier (bancha) légèrement torréfié, versé brûlant sur une prune fermentée salée (umeboshi) écrasée au fond du bol. Le chaud, l'amer du thé et l'acidité saline de la prune : une boisson roborative de tous les jours.
Pourquoi ce plat ? Le thé est inséparable du zen : c'est un moine, Eisai, qui rapporta sa culture au Japon pour soutenir la méditation. Hakuin, qui écrivit sur l'épuisement et la « maladie du zen » dans son Yasen Kanna, savait combien une boisson chaude et fortifiante remet d'aplomb un moine vidé par de longues assises. Ce bancha simple, à la prune salée, réveille sans l'apprêt cérémonieux du matcha.
Quand tes jambes tremblent après trois jours d'assise et que ta tête bourdonne comme une cloche fêlée, ne va pas chercher un remède de prince. Écrase une prune salée au fond de ton bol, verse dessus le bancha bien brûlant, et bois lentement. L'amertume te réveille, l'acide te redresse, le sel te rappelle à ton corps. J'ai connu le grand épuisement, jeune moine, et c'est par des choses humbles comme celle-ci, et par le souffle, que je me suis remis sur pied.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de bancha (thé vert grossier) — une pincée généreuse (base du thé)
- Prune umeboshi — une (acidité, sel, vigueur)
- Eau de source bouillante — un bol (infusion)
Ingrédients
- Bancha ou hōjicha — 1 c. à soupe (thé)
- Umeboshi — 1 prune (garniture acidulée)
- Eau frémissante (≈ 90 °C) — 250 ml (infusion)
Préparation
- Déposer l'umeboshi au fond du bol et l'écraser grossièrement avec les baguettes.
- Infuser le bancha 1 à 2 min dans l'eau chaude.
- Verser le thé bien chaud sur la prune.
- Remuer, boire lentement, prune comprise.
Comment on faisait : Le bancha, fait de feuilles plus âgées et de tiges, était le thé quotidien et bon marché, par opposition au matcha cérémoniel réservé aux invités. Le mariage thé-umeboshi (umecha) est un remède populaire ancien contre la fatigue et les maux d'estomac.
Le twist contemporain : Servir dans un bol brut au glaçage irrégulier, façon raku, en laissant la prune affleurer comme une lune rouge sur l'eau sombre.
Hakuin · Charactorium





