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La tisane de l'herboriste
Pourquoi ce plat ? Rousseau, botaniste passionné, parcourait l'Île Saint-Pierre sa boîte à herboriser au flanc ; cette infusion de simples cueillies au bord du chemin prolonge ses promenades et son amour des plantes.
Une infusion claire de véronique, de menthe et de mélisse, parfumée d'un trait de citron et adoucie d'un peu de miel. La boisson du promeneur solitaire, faite des herbes mêmes qu'il rangeait dans sa boîte de botaniste.
Vous me trouverez plus souvent au bord des eaux, la loupe à la main, qu'attablé chez les Grands. Sur l'Île Saint-Pierre, j'emplissais ma boîte de simples, et le soir j'en jetais quelques brins dans l'eau bouillante : véronique, menthe sauvage, mélisse au doux parfum de citron. Cette tisane modeste me délassait mieux que tous les vins. Goûtez-la en songeant qu'il n'est point de remède plus sûr au tumulte du monde qu'une herbe cueillie de sa propre main.
- •Véronique (thé d'Europe) — une poignée (amertume herbacée)
- •Menthe sauvage — quelques brins (fraîcheur)
- •Mélisse — quelques feuilles (parfum citronné)
- •Miel — un filet (douceur)
- •Eau de source — un pot (base)
La tisane de l'herboriste
Une infusion claire de véronique, de menthe et de mélisse, parfumée d'un trait de citron et adoucie d'un peu de miel. La boisson du promeneur solitaire, faite des herbes mêmes qu'il rangeait dans sa boîte de botaniste.
Pourquoi ce plat ? Rousseau, botaniste passionné, parcourait l'Île Saint-Pierre sa boîte à herboriser au flanc ; cette infusion de simples cueillies au bord du chemin prolonge ses promenades et son amour des plantes.
Vous me trouverez plus souvent au bord des eaux, la loupe à la main, qu'attablé chez les Grands. Sur l'Île Saint-Pierre, j'emplissais ma boîte de simples, et le soir j'en jetais quelques brins dans l'eau bouillante : véronique, menthe sauvage, mélisse au doux parfum de citron. Cette tisane modeste me délassait mieux que tous les vins. Goûtez-la en songeant qu'il n'est point de remède plus sûr au tumulte du monde qu'une herbe cueillie de sa propre main.
Ingrédients (version d’époque)
- Véronique (thé d'Europe) — une poignée (amertume herbacée)
- Menthe sauvage — quelques brins (fraîcheur)
- Mélisse — quelques feuilles (parfum citronné)
- Miel — un filet (douceur)
- Eau de source — un pot (base)
Ingrédients
- Menthe fraîche — 10 feuilles (fraîcheur)
- Mélisse (ou verveine) — 10 feuilles (parfum citronné)
- Tilleul ou camomille séchés — 1 cuillère à soupe (rondeur (à défaut de véronique))
- Jus de citron — quelques gouttes (acidité)
- Miel — 1 cuillère à café (douceur)
- Eau — 50 cl (base)
Préparation
- Portez l'eau à frémissement puis retirez du feu.
- Jetez-y les herbes fraîches et séchées, couvrez et laissez infuser 7 à 10 minutes.
- Filtrez dans une théière ou un bol.
- Ajoutez quelques gouttes de citron et un peu de miel selon le goût.
- Buvez chaud, ou laissez refroidir pour une tisane désaltérante.
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, les infusions d'herbes (« tisanes ») étaient à la fois boisson de table et remède domestique. On cueillait soi-même véronique, mélisse, menthe ou tilleul. Rousseau, herboriste assidu de ses dernières années, a laissé des Lettres sur la botanique : la cueillette était pour lui un plaisir et une science.
Le twist contemporain : Servez glacée dans un verre transparent avec une feuille de mélisse flottante : la « tisane du promeneur solitaire » version été.
Sources : Jean-Jacques Rousseau, Lettres élémentaires sur la botanique (1771-1773)
Jean-Jacques Rousseau · Charactorium





